‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 358 sur 479 · Et que... homme, aild. tic · texte numérisé non relu

Et que... homme, aild. tic

2 C'est tU'jà la ponsi'c do Pascal (XII, 15) : « I/lionnne n'est ni nnjxe ni boto », otc.

ô. Var. : je narre.

i. Au sens latin de inieger y\mi\ droit.

5. C'est la doctrine mémo do Socrato, d'aprùs lequel la vertu nu le bien se confond avec la

science du bien ou do la voitu.

Otto tih'orie est fort coiitt^stablo, connue Montaijxne lui-mônio l'a dit ailleurs (II, 12».

G. La maliee.,. eîfipoi.'ionne, add.

de 1505. Cette ponst'o est traduite de SiMièquo {Ep. LXXXl) : « Malitia ipsa maximaui parteui veneni sui bibit. »

7. D'abord la plii.'< part, e.-[\-d., pai" ollips«>, la jdus i^raiulo part.

Wi MONTAIG>'E.

qui vient du dehors. Je liens pour vices (mais chacun selon sa mesure) non seulement ceux que la raison et la nature condamnent, mais ceux aussi que l'opinion des hommes a forgés, voire fausse et erronée, si les lois et l'usage l'autorise.

11 n'est pareillement * bonté qui ne réjouisse une nature bien née; il,y a, certes, je ne sais quelle congratulation de bien faire, qui nous réjouit en nous-mêmes, et une fierté généreiise qui accompagne la bonne conscience : une àme courageusement vicieuse se peut, à l'aventure, garnir de sécurité ; mais de cette complaisance et satisfaction, elle ne s'en peut fournir. Ce n'est pas un léger plaisir de se sentir préservé de la contagion d'un siècle si gâté, et de dire en soi : (( Qui me verrait jusques dans l'àme, encore ne me trouverait-il coupable, ni de l'affliction et ruine de personne, ni de vengeance ou d'envie, ni d'ofl'ense publique des lois, ni de nouveauté et de trouble, ni de faute à ma'parole ; et, quoique la licence du temps permît et apprît à chacun, si n'ai-je mis la main ni es biens, ni en la bourse d'homme français, et n'ai vécu que sur la mienne, non plus en guerre qu'en paix, ni ne me suis servi du travail de personne sans loyer. » Ces témoignages de la conscience plaisent ; et nous est^ grand bénéfice que cette éjouissance naturelle, et le seul paiement qui jamais ne nous manque.

De fonder la récompense des actions vertueuses sur l'approbation d'autrui, c'est prendre un trop incertain et trouble fondement, signamment^ en un siècle corrompu et ignorant comme celui-ci; la bonne estime du peuple est injurieuse. A qui vous fiez-vous de voir ce qui est louable? Dieu me gard^ d'être homme de bien selon la

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