‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 388 sur 479 · Var. : fnifnrdlsr rf fnoi/fssr · texte numérisé non relu

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\K Qur ne fcrais^jc... aracliir,

add. de lo'Jo.

MOiVTAlGNE.

secouant ces paperasses poudreuses, serf de mes négoces^? Ou encore pis, de ceux d'autrui, comme font tant de gens, à prix d'argent? Je n'ai rien cher que^ le souci et la peine et ne cherche qu'à m'anonchalir et avachir 5. J'étais, ce crois-je, plus propre à vivre de la fortune d'autrui, s'il se pouvait, sans obligation et sans servitude. Et si* ne sais à l'examiner de près, si, selon mon humeur et mon sort, ce que j'ai à souffrir des affaires- et des serviteurs et des domestiques n'a^ point plus d'abjection, d'importunité et d'aigreur que n'aurait la suite ♦^ d'un homme, né plus grand que moi, qui me guidât un peu à mon aise. Servitus obecUentia est fradi animi et ahjecti, arhitrio carentis suo\ Crates lit pis, qui se jeta en la franchise^ de la pauvreté, pour se défaire des indignités et cures^de la maison*^. Cela ne ferais-je pas; je hais la pauvreté à pair^^ de la douleur : mais oui bien ^2^ changer cette sorte de vie à une autre moins brave ^^ et moins atTaireuse.

Absent, je me dépouille de tous tels pensements : et sentirais moins lors la ruine d'une tour que je ne fais, présent, la chute d'une ardoise. Mon âme se démêle bien aisément à part**; mais, en présence, elle souffre comme celle d'un vigneron ^^ : une rêne ^^ de travers à mon cheval, un bout d'étrivière qui batte 1' ma jambe me tiendront tout un jour en échec.

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