‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 413 sur 479 · iCorréJaUf do là-bas; ici-bas · texte numérisé non relu

iCorréJaUf do là-bas; ici-bas

2. « Plus précieuse par ses ruincsvénér-ables. » {Sidoine Apollinaire, XXUI, 62; cit. aj. en 1595.)

3. « Il est évident qu'en ce lieu unique la nature s'est complu à son œuvre. » (Pline, Hist. 7iat.4,lU,

0.) Montaigne raconte ensuite comment il obtint le titre de citoyen romain, faveur qu'il avoue, dans son Journal, avoir vivement^ambitionnée et sollicil('e, et il insère la bulle qui le lui conterait.

LU

Qu'il faut savoir se prêter sans se donner ; Montaigne aux affaires.

Mon opinion est qu'il se faut prêter à autrui et ne se donner qu'à soi-même ^ Si ma volonté se trouvait aisée à s'hypothéquer ^ et à s'appHquer, je n'y durerais pas; je suis trop tendre, et par nature et par usage :

Fugax rerum, securaque in otia natus^.

Les débats contestés et opiniâtres qui donneraient enfin* avantage à mon adversaire, l'issue qui rendrait honteuse ma chaude poursuite, me rongerait, à l'aventure, bien cruehement : si je mordais à même, comme font les autres, mon âme n'aurait jamais la force de porter les alarmes et émotions qui suivent ceux qui embrassent tant; elle serait incontinent disloquée par cette agitation intestine. Si quelquefois on m'a poussé au maniement d'affaires étrangères, j'ai promis de les prendre en main, non pas au poumon et au foie; de m'en charger, non de les incorporer; de m'en soigner^, oui; de m'en passionner, nullement : j'y regarde, mais je ne les couve point. J'ai assez à faire à disposer et ranger la presse domestique que j'ai dans mes entrailles et dans mes veines 6, sans y loger et me fouler d'une presse étrangère; et suis assez intéressé de mes affaires essentiels, propres et naturels, sans en convier d'autres forains'.

1. Cette pensée est presque traduite de Sénèque (Ep. LXII) •.

(' Rébus non me trado, sed coiu- 111 0 do «.

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