Mon patois
8. 1595 : appelle... lettre ferits, ces sçavanteatix... Ferit et féru sont deux formes du part, passé passif de ferir, frapper.
APPENDICES
îe plus souvent ils semblent estre ravalez * mesmes du sens commun. Car, le paisant et le cordonnier, vous leur voyez aller simplement et naifvement leur train, parlant de ce qu'ilz sçavent : ceux cy pour se vouloir eslever et jandarmer^ de ce sçavoir qui nage en la superficie de leur cervelle, vont s'ambarrassant et empêtrant sans cesse. Il leur eschappe de belles parolles, mais qu'un autre les accommode^: ilz connoissent bien Galien,mais nullement le malade : ilz vous ont desja rempli la teste de loix, et si n'ont encore conceu le neud de la cause : ils sçavent la théorique de toutes choses, cherchez qui la mette en practique.
J'ay veu chez moy un mien amy, par manière de passetemps, aiant affaire a un de ceux cy, contrefaire un jargon de propos sans suitte, et tissu de toutes pièces rapportées*, sauf qu'il estoit souvent entrelardé de mots propres a leur dispute, amuser ainsi tout un jour ce sot a debatre, pensant tousjours respondre aux objections qu'on luy faisoit; et si estoit homme de lettres et de réputation, [et qui avoit une belle robbe.
Vos ô patritius sanguis, quos vivere par est Occipiti caeco, poslicae occurrite sannae^.]
Qui regardera de bien près a ce genre de gens, qui s'estandbienloing, il trouvera, comme moy, que le plus souvent ils ne s'ent-endent, ny autruy, et qu'ils ont la souvenance assés pleine, mais le jugement entièrement creux, sinon (uie^ leur nature d'elle mesme le leur ait autre-