‹ Principaux chapitres et extraits des "assais";Chapitre 463 sur 479 · De po(^sie · texte numérisé non relu

De po(^sie

y. Cf. p. 49, n. 6.

APPENDICES

vée^ hiy laisse deviner la conclusion de VinutiJité de ses arts. Les exemples nous apprennent, et en cette martiale police, et en toutes 'ses semblables, que Vestude des sciences amollit et efemiyie les courages, plus qu'il ne les feiinit et aguerrit^. Le plus fort Estât, qui paroisse pour le présent au monde, est celuy des Turcs, peuples , également duicts^ à V estimation des armes, et mespris des lettres^. Je trouve Rome plus vaillante avant qu'elle fust sçavante. Les plus belliqueuses nations en nos jours, sont les plus grossières et ignorantes. Les Scythes, les Parthes^, Tamburlan^, nous servent à cette preuve. Quand les Gots ravagèrent la Grèce, ce qui sauva toutes les lilrrairies^ d'estre passées au feu, ce fut tm d'entre eux, qui sema cette opinion, qu'il failloit laisser ce meuble 7ntier aux ennemis : propre à les deUourner de Vexercice militaire, et amuser à des occupations sédentaires et oysives. Quand nostre Roy, Charles huictieme, quasi sans tirer Vespee du fourreau, se veid maistre du Royaume de Naples'^, et d'une bonne partie de la Toscane, les Seigneurs de sa suit te, attribuèrent cette inespcfee facilité de conqueste, à ce que les Princes et la noblesse d'Italie s'amjisoient ùlus â se rendre ingénieux et sçavans, que vigoureux et guerriers.]

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