c.-à-d. quand il sera ôté
Tournure vive dont la disparition est regrettable.
Sur les anecdotes rapportées par Tauteur.
Les histoires que j'emprunte S je les renvoie sur la conscience de ceux de qui je les prends. Les discours^ sont à^moi, et se tiennent par la preuve de la raison, non de Texpérience; chacun y peut joindre ses exemples; et qui n'en a point, qu'il ne laisse pas de croire qu'il en est assez, vu le nombre et variété des accidents. Si je ne comme ^ bien, qu'un autre comme pour moi. Aussi en l'étude que je traite, de nos mœurs et mouvements*, les témoignages fabuleux, pourvu qu'ils soient possibles, y servent comme les vrais. Advenu ou non advenu, à Rome ou à Paris, à Jean ou à Pierre, c'est toujours un tour de l'humaine capacité, duquel je suis utilement avisé par ce récit. Je le vois, et en fais mon prolit, également en ombre qu'en corps. Et aux diverses leçons^ qu'ont souvent les histoires, je prends à me servir de celle qui est la plus rare et mémorable. 11 y a des auteurs desquels la fm^ c'est dire les événements. La mienne, si j'y savais advenir, serait dire sur ce qui peut advenir. Il est justement permis aux écoles^ de supposer des similitudes quand ils n'en ont point. Je n'en fais pas ainsi pourtant, et surpasse de ce côté-là en religion
1. Montaip^no viont de citer plusieurs cas absoluuient invraiseuiblahles, où la force de l'ima^inatio'n, de la crainte ou du désir aurait produit l'événement conçu par l'esprit. Tout ce développement (à partir de Si je ne comme, I. 6) a été ajouté dans l'édition de 1595, où paraissaient aussi pour la première fois quelques-unes des anecdotes les plus incroyables.