LIVRE I
Car s'il embrasse les opinions de iéiiophon et de Plalon jiar sëtl propre discoursS ce ne seront plus les leurs, ce seront les siennes. Qui suit liii auti^ë, il ne sdit rien, il lie trouve rien, voire il ne cherche rien. ISon siimus sub reçje; sibi quisque sid vindicel^. Qu'il sache qu'il sait, au moihs. Il faut qu'il .enibcrive ^ leurs humeurs, non qu'il apprenne leurs préceptes; 'et qu'il oublie hardiment, s'il veut, d'où il les tient, niais qU'il se les sache approprier. La vérité et la raison soiit coiilhiunes à lin chacun, et ne sont non plius à qui les a dites preniiêi^einëht qti'à qiii les dit après : ce n'est non plus selon Platon que selon moi, puisque Itii et moi l'enlefidons et vovons do hieliie*. Les aj^oilles iûlloleiil de cà, dé là lès llenrs ; iïiai?» elles eii l'ont a|;i-ës le niiel, qin est tout leur : ce n'est plus thini ni marjolaine. Aiiisi les pièces ehiprliiitéès d'âUtriil, il lés tiansfôrinera et conlohdra pour en Taire uli ouvrage tout sieii, à savoir son jligéthent. Soii institution, soii ti^avail et élude iie vise qu'à le fbrihei'. Qu'il cèle tollt ce de qiiôi il à été sécoiiru, H Ile produise que ce qii'il eii a l'ait. Les pilleurs, les emprunteurs mettent en parade leurs bâtiments, leurs achats, non pas ce qu'ils tirent d'autrui; vous ne voyez pas les épices^ d'Uil honlme de parlement : vôlis Voyez les alliances qu'il â gagnées, et honneiirs à ses entanis. î^ul ne met en cohipte publique^ sa ivcette ; chacuii y met son arquèl. Le gain de nôtre élu(h\ c'est en èht;