‹ Principe d'une théorie mathématique de l'échangeChapitre 10 sur 109 · L. AVALRAS · texte numérisé non relu

L. AVALRAS

notre individu. Il n’y a plus satisfaction maximum pour cet individu. Au contraire, il y a avantage pour lui, aux prix pb, p c > p& • • • à demander du (B) en offrant de P(A), du (C), du (D). . . Donc, puisqu’il y avait égalité , de l’offre et de la demande de toutes les marchandises

(A) , (B), (G), (D) . . . aux prix p h , p,, Va . • • d va y avoir, à ces prix, excédant de la demande sur l’offre de (B) et excédant de l’offre sur la demande de (A), (C), (D)... D'où, hausse de pi, et baisse de p^, p,\ ■ • ■ Mais, dès . lors aussi, il n’y aura plus satisfaction maximum pour les autres échangeurs. Au contraire, il y aura avantage pour eux, à un prix de (B) en (A) supérieur à p^, et à des prix de (C), (D)... en (A) inférieurs à p 0 , pu--- à offrir du

(B) en demandant de l’(A), du (G), du (D)... L’équilibre se rétablira lorsqu’à ce prix de (B) supérieur à et à ces prix de (C)* (D)... inférieurs à p c , p& .. • l’offre et la demande de toutes les marchandises (A), (B), (C), (D) seront égales. Ainsi, l’augmentation de Futilité de (B) pour notre individu aura eu pour résultat une élévation du prix de (B). Elle aura eu aussi pour résultat un abaissement des. prix de (G), de (D). . . Mais ce second résultat sera moins

sensible que le premier si les marchandises autres que (B) sont très nombreuses sur le marché, et si la quantité de chacune d’elles échangée contre (B) est très petite. Une diminution de l’utilité de (B) aurait eu évidemment pour résultat un abaissement du prix de (B) et une élévation moins sensible des prix de (G), de (D). . .

Il n’y a qu’à regarder les courbes de besoin pour voir qu’une augmentation de la quantité possédée a pour résultat une diminution de la rareté, et qu’une diminution de cette quantité possédée a pour résultat une augmentation de la rareté. D’ailleurs, la rareté diminuant ou aug-

mentant, nous venons de voir que le prix s’abaisse ou s’élève. Ainsi, les effets de la variation dans la quantité possédée sont purement et simplement contraires à ceux de la variation dans l’utilité, et nous pouvons énoncer la loi que nous cherchons dans les termes suivants:

Plusieurs marchandises étant données à l’état d’équilibre général sur un marché où l’échange se fait avec intervention de numéraire, si, toutes choses restant égales d’ailleurs, l’utilité d’une de ces marchandises augmente ou diminue pour un ou pour plusieurs des échangeurs, le prix de cette marchandise en numéraire augmente ou diminue.

Si, toutes choses restant égales d’ailleurs, la quantité d’une de ces marchandises augmente ou diminue chez un ou chez plusieurs des porteurs, le prix de cette marchandise diminue ou augmente.

Remarquons que, si la variation des prix indique nécessairement une variation dans les éléments de ces prix, la persistance des prix n’indique pas nécessairement la persistance des éléments de ces prix. En effet, nous pouvons, sans autre démonstration, énoncer encore la double proposition suivante :

Plusieurs marchandises étant données, si l’utilité et la quantité d’une de ces marchandises à l’égarcl d’un ou plusieurs des échangeurs ou porteurs varient de telle sorte que les raretés ne varient pas, le prix de cette marchandise ne varie pas.

Si l’utilité et la quantité de toutes les marchandises à l’égard d’un ou plusieurs des échangeurs ou porteurs varient de telle sorte que les rapports des raretés ne varient pas, les prix ne varient pas.

Telle est la Loi de variation des prix; en la réunis-

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