‹ Principe d'une théorie mathématique de l'échangeChapitre 107 sur 109 · est la diminution · texte numérisé non relu

est la diminution

Dans cette

moyenne des prix des marchandises en monnaie ; il est égal à 0.9327. Q' est la quantité totale de monnaie métallique et fiduciaire actuellement en circulation dans l’Union latine ; il est égal à 10 milliards. Je tire ce chiffre de la manière suivante des renseignements contenus dans la publication de M. A. de Malarce : — Monnaies, poids et mesures des divers Etats du monde et qui se rapportent, à ce qu’il semble, à 1882 :

ALFRED SIMON ET LÉON WALRAS

Métal.

Billets.

Encaisse.

France. . .

1800 millions.

Belgique . .

Suisse . . .

Italie . . .

Grèce . . .

2070 millions.

Il y aurait lieu de le mettre et de le maintenir au courant, ce qu’il serait possible de faire d’une façon très suffisamment approximative. On aurait donc, dans le cas présent :

Ainsi, supposons pour un instant que les deux périodes comparées , au lieu d’être écourtées comme elles le sont l’une et l’autre, fussent bien évidemment de la durée d’une marée économique; que les marchandises considérées, au lieu d’être en nombre très insuffisant et de nature très spéciale, fussent assez nombreuses et assez variées ; que le calcul, au lieu de s’appliquer au marché de Berne, eût été étendu à toute l’Union latine, il résulterait de ce calcul qu’il faudrait ajouter à la quantité totale de monnaie actuellement en circulation dans l’Union latine une somme de 720 millions d’écus d’argent à répartir entre les divers Etats de l’Union proportionnellement pour chacun d’eux à sa quote-part des 10 milliards de monnaie. Cette somme est très forte à cause de la crise que l’on a en quelque sorte provoquée en suspendant complètement, au lieu de se borner à la limiter, la frappe des écus d’argent au moment même où la production de l’or se ralentissait tandis que de nouveaux besoins se faisaient sentir. Il est vraisemblable qu’en temps normal la quantité de billon régulateur à remettre dans la circulation ou à en retirer serait beaucoup plus faible.

Mais je ne veux pas avoir l’air de fonder, même par hypothèse, une conclusion précise sur des données évidemment trop limitées et trop incertaines. Bien loin de là : je ne me serais même pas permis de communiquer à la Société vaudoise des sciences naturelles notre travail, à M. Simon et à moi, sans un motif tout

spécial. Mon intention est, je l’ai dit, de m’adresser, dans lea Etats de l’Union latine, à quelques économistes et statisticiens, éclairés et expérimentés en les priant de m’aider à compléter un ensemble d’observations suffisantes et décisives; et, pour cela, je dois leur fournir, avec l’exposition théorique de la méthode de Jevons, un modèle pratique de l’application de cette méthode. L’ouvrage de Jevons : — Investigations in Currency and Finance , — n’a pas été traduit en français et ne le sera peut-être pas d’ici à un certain temps. Mon dernier mémoire et celui-ci tiendront lieu jusqu’à un certain point d’une traduction; et c’est pourquoi je réclame en leur faveur l’hospitalité du Bulletin. Je n’en engage pas moins, et bien vivement, ceux qui voudront approfondir la question à lire, s’ils le peuvent, avec le plusgrand soin cet ouvrage de Jevons. Ils trouveront dans l’Introduction de l’Editeur l’indication de nombreux travaux consacrés à la méthode de Jevons par MM. Giffen, Ellis, Patterson, Goschen,, Gibbs, J.-B. Martin, Cork, Sidgwick, Chevassus et Edgeworth. II ne m’a pas été possible de prendre encore connaissance de tous ces travaux ; mais, comme j’ai tout lieu d’être certain qu’aucun de leurs auteurs n’était en possession du principe de la proportionnalité des valeurs aux raretés sur lequel est fondée toute ma critique, je n’ai pas cru devoir attendre plus longtemps pour la faire et pour la publier.

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Variations des prix.

Lvtft. -J. Cftsppuis - lazt^antve,.

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