L’ÉCHANGE INTERNATIONAL
Ce qu*il faut eateadre par balance du commerce
Od appelle balance du commerce le rapport qui existe entre la valeur des imporlaüoDs el^eîTe3es exportations. Si nous consultons les slalisliques des exportations et des importations, nousvoyons quecelle égalité n’existe presquejamais : la balance du commerce penche tantôt du côté des importations, tantôt du côté des exportations : toutefois le premier cas est le plus fréquent.
Pppnnnp nonr la France, Vnirî Ipq rhiH'rfS du
commerce de la France (commerce spécial) * dans les cinq dernières années avant la guerre :
1909.. . Importations 6.246 millions. Exportdlions 5.718 millions.
1911.. . — «,0ti6 — — 6.077 —
Total,... 38.224 milÜons. Total 31.616 millions.
On voit que les chiffres des importations et exportations diffèrent notablement et le plus souvent les premières
i On entend par commerce général le mouvement de toutes les marchandises qui f nlrenT en~ sortent, ne fût ce que pour touclier lerre, et par comvQer ce spécial seulement le mouvement des marchandises qui ont proTuîies à T’intérieur ou qui sont destinées à la consomiiialiou intérieure : il ne comprend donc ni les marchandises en
Iransit, ni les admissions temporaires. Le commerce spécial e>.i nécessj remenl inferieur au commerce général : celte différence, pour la Kranc est de plusieurs milliards. La proportion est plus considérable da d autres pays a raison de leur situation géographique ; en Suisse, p
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1 emportent. Une seule fois depuis trente ans, en 190i> ce sont les exportations qui l’ont emporté.
Néanmoins il résulte donc de ces chiffres que dans une période de cinq ans seulement, la France a acheté à l’étranger pour 6.608 millions fr. de marchandises de plus quelle ne lui en a vendu, ce qui représente un excédent annuel des
importations sur les exportations de 1.320 millions : c’est un gros chiffre.
Faut-il conclure de ces chiffres que la France est obligée de payer tous les ans à l’étranger 1.320 millions de francs en monnaie par an? Ce n’est pas probable, car il est facile de constater par l’observation la plus superficielle que la quantité de monnaie en circulation ne paraît pas avoir sensiblement diminué. Mieux que cela! elle a augmenté. En effet les mêmes douanes qui enregistrent les exportations et les importations de marchandises, enregistrent aussi les entrées et les sorties de métaux précieux. Or voici les chiffres relatifs à la même période :
Entrées .
. . 540 millions.
361 millions.