XLII PRÉFACE
mie politique : « Cependant toute espèce d'histoire est en droit de flatter la curiosité. »
C'est chose regrettable que ce penseur éminent ait pu méconnaître ainsi un des éléments essentiels de l'étude à laquelle il a rendu d'ailleurs de grands et incontestables services : il manquait de sens historique.
« L'histoire d'une science , a-t-il écrit S ne ressemble point à une narration d'événements. Que pourrions-nous gagner à recueillir des opinions absurdes, des doctrines décriées et qui méritent de l'être? Il serait à la fois inutile et fastidieux de les exhumer ainsi dans le cas où nous connaîtrions parfaitement l'économie des sociétés ; il nous importerait assez peu de savoir ce que nos prédécesseurs ont rêvé sur ce sujet, et de décrire cette suite de faux pas, qui ont toujours retardé la marche de l'homme dans la recherche de la vérité. Des erreurs ne sont pas ce qu'il s'agit d'apprendre, mais ce qu'il faudrait oublier. »
Comme si ce qui s'est rencontré dans le temps ne se rencontrait pas encore aujourd'hui dans l'espace; comme si chaque institution n'avait pas eu sa raison d'être , et n'avait pas marqué une étape dans la recherche d'une vérité supérieure ou d'une application mieux conçue et plus féconde! Beaucoup de systèmes actuels , beaucoup de faits présents, ne peuvent être bien compris qu'à l'aide de l'histoire, et combien de fois ne servira-t-elle pas à empêcher qu'on ne prenne
* Cours complet d'économie politique pratiquCy U, 540^ édit. Guillaumin.
PRÉFACÉ. JtLilC
polit déS lrivehlibtl§ thérVeilléùsës dés rifeillëriës, dôHt le sélil àVâiita^e et le sfeiil mérite Sont d'être detneurées iriconiities? Cbrtibiett de prétendues hatdiessés des ndTateui-s étdietit de Id tieille friperie, tjtle là sdgësse des temps arait ttiîsfe dU rebut !
D'utt autre côté, Bàcdti VA dit : « VërUmtanien sœpe necessaHuni est, q[uod ndti est optimum. »