‹ Principes d'économie politiqueChapitre 20 sur 38 · LK LUX H · texte numérisé non relu

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chiiaiiuii (lu l'i décembre 1644, Louis XIV se plaint non-seulement de ce que limporlation des objets de luxe menaçait de dépouiller la France de tout son argent et de tout son or, mais avec une égale vivacité de la fabrication intérieure des tissus d'or, d'argent, etc., qui absorbait rien qu'à Lyon, 100.000 livres de matières précieuses par semaine. En 1072, Colbert, en défendant l'usage de la vaisselle plate, prescrivit formellement de porter à la Monnaie toute celle que l'on possédait (o). Dans la déclaration de 1660, le roi déclare qu'il avait surtout en \ue les personnes les plus qualifiées de l'Etat et toute la noblesse, « auxquels il semble que nous devons une affection plus particulière. » Le but principal de l'édit est d'empêcher leur appauvrissement. Sous Louis XV, les prescriptions de la législation somptuaire tombèrent en désuétude (4). Leur application est, en fait, extrêmement difficile; car on a bien au- I rement d'embarras à surveiller la consommation qu'à surveiller la production. On se livre à celle-ci dans des locaux déterminés, souvent à ciel ouvert; celle-là s'abrite à l'ombre d'une infinité de ménages privés. — Les lois somptuaires ont souvent le fâcheux résultat de rendre plus séduisant le fruit défendu. Quand leurs prescriptions touchent à la différence des conditions, les classes inférieures sont entraînées à les empiéter, non-seulement par l'attrait du plaisir, mais aussi par vanité (5). Malgré toute la rigueur des peines, et la multiplication des moyens de contrôle, qui pesaient de la manière la plus terrible sur les relations habituelles de la vie privée, le gouvernement français se trouvait réduit périodiquement, après chaque agitation intérieure et chaque guerre étrangère, à reconnaître que les lois somptuaires avaient été constamment violées pendant les troubles, et à proclamer qu'à l'avenir il les ferait observer avec une nouvelle rigueur (6).

(l)Ordonuances des rois de France (I, 324, 341). — Loi du Brunswick de 1228, qui défend d'avoir aux festins de noces plus de douze plats

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et de trois nuisiciens {Rehtiaeyer, (lliron , p. 466). Loi sonipluaire du Danemark (1269). Premier règlement prussien sur le costume, de 1332 {Voigt, Gesch. v. Preussen, V, 97). An sujet de Frédéric II, Y. von Räumer (Hohenstaufen, VI. HS.^j. Certaines inlerdiclioiis anciennes, comme celle portée en 1190, en Angleterre et en France, contre Vécarlate, l'hermine, etc., peuvent se rattacher au zèle religieux des croisades. Saint Louis ne porta aucun vêtement de luxe durant toute la croisade.

(2) Ce document renferme des indications précieuses: aussi croyonsnous utile d'en reproduire le texte (a).

Etablissement sur le luxe des habits, repas, etc., Paris 1294 (C. L., I. Mi ; Archiv, du royaume, 1^' carton) :

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