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FRANCE

Années. Mariages. Naissances.

Décès.

Décès.

Décès.

EicédanI des naissances.

Excédant des naissance

Rxcédaiil des naissances

A partir de 1834, la réunion de trois tléaux : la disette, le choléra et la guerre, a troublé la marche normale de la population.

L'aitrait qui pousse un sexe vers l'autre et l'amour des enfants sont des. mobiles si généraux et si énergiques, qu'une aii(jme)itnlion de.» ntoyenfi d'entretien amène d'ordinaire un accroissement de la population. — « Partout où une famille peut vivre à l'aise, il se forme un mariage » {Montesquieu). Ainsi, après une bonne récolte, le chiffre des mariages et des naissances a coulume d'augmenter, et il diminue après une récolle mauvaise (1, '2, 5, 4). — Dans le premier cas, l'espérance, qui excite à fonder une famille nouvelle, agit bien plus que la possession véritable; aussi pcui-oii constater le mouvement d'accroissement le plus rapide, non pas alors que le prix du blé tombe au plus bas d'une manière absolue, mais alors qu'il s'écarte le plus vivement du taux élevé amené par une année de

THEORIE DK LA POPULATION- 5'J'l

détresse (5). — L'iniroduclion de la culture des pommes de terre a singulièrement favorisé dans la plupart des pays le développement de la population. — |-.'Irlaode, par exemple, ne comptait en 109.") que 1 ,054,000 habitants, et en 1754, quand la plantation des pommes de terre se fut généralisée, le chiffre était déjà de 2,572,000, en 1805 = 5,595,000, en 1823 = 6,801,827, en 1841 =8,175,000, tandis qu'en 1851, après la terrible maladie dont les pommes de terre furent partout atteintes, ce chiffre est redescendu à 6,515,000(6).

Toute branche de Tinduslrie qui surgit îi nouveau, ou qui se développe, invite à l'accroissement des habitants, du moment où elle donne un véritable produit net (§ 144). — Les machines cependant ireutraînent pas ce réjuiltal lorsqu'elles influent plutôt sur le mode de répartition, plus inégal, du revenu général, que sur l'augmentation absolue de ce revenu (7).

(1) Une abondante nourriUire augmente la fécondité; ou le voit clieï les animaux; les animaux domestiques, par exemple, sont beaucoup plus fijcouds que les animaux sauvages de la même espèce. V. Villermé (Journal des Economistes, VI, 400, seq,).

(â> Ainsi le nombre moyen des mariages était:

Enlre I84l En 1847

et 1850. seulemeiu.

En Sase 15.505 14,2-20

En Hollande 22;:{5^ 19,280

En lieljijique 28,968 2i,li5

En France 280,330 249,797

{Uorn, toc. cit., I, 167). Dans je district de Düsseldorf il y avait, durant les mauvaises années de 1817 eH818, un mariage sur 134 et 137 habitants ; par contre, en 1834 et 1835, uu mariage sur 103 et lOo (Viebahn, I, 120, seq). En Angleierre, on ])eut voir eu quelque sorte l'oscillation des prix annuels du blé se relléter dans la fréquence des mariages : ainsi le quarter de blé coûtait en 1800 = 114 scliel., 1801 =122 sch.; par contre 1802 =^7o sch., ]S')3 = 58 sch. ; et le nombre des mariages était : 1800 = 69,831 ; 1801 = 67,288; 1802 = 90,396 ; 1803 = 94,379 (Porter, Progress, lU, cli. xiv, p. 433;. La conclusion de la paix augmenta en 1813 les mariages en Allemagne, la cherté de 1817 les diminua; par exemple, dans le district bavarois de ris,\r, 1813 = 11,639 m^iriages, précédemment à peine 9,000; mais aussi eu 1816,

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1817 et 1818 de nouveau seulement, 9,G0Ü, 8,200 et 9 900 (Bickes, Bewegung der ßevoelkerung, p. 6, seq., 6o). Sur la Suéde, V. Wargentin dans Malthus (II, ch. iij. — Quant aux naissances, il ne faut pas oublier que leur diminution, par suite d'une mauvaise récolte, ne se produit que l'année suivante. Ainsi, les naissances ont diminué eu 1847, comparativement à la moyenne des années 1844 et 1845:

En Angleterre, de 4 pour 1,000. En France, de 63 pour 1,000.

En Saxe royale, de 7 — En Prusse, de 82 —

En Bohème, de 32 — En Belgique, de 122 —

Eu Lombardie, de 59 — En Hollande, de 159 —

{Horn, I, 239, seq.). Pour les mariages, l'accroissement ou la diminution corrélatifs sont ])lus caractéristiques encore pour nous, que l'accroissement ou la diminution du chiffre absolu. Sur 1,000 mariages dissous par la mort, on n'en a contracté, par exemple, en Belgique, que 971 en 1846 et seulement 747 en 1847, tandis que ce chiffre s'est élevé à 1,300 en 1850. La diminution était plus forte encore pour les Flandres seules : en 1846 seulement 719, et en 1847 pas plus de 447 nouveaux mariages sur 1,000 mariages dissous [Horn, 1, 170, seq.).

(3) La question du développement de la population a récemment soulevé des débats fort intéressants, à r Académie des sciences morales et politiques, à l'occasion de communications faites par un de ses membres, Léonce de Lavergne, dont on connaît le beau travail sur l'économie rurale en Angleterre. Dupin, Dunoyer, Moreau de Jonnès, Wolowski, Villermé, Ch. Lucas y ont pris part a diverses reprises, et cette discussion a provoqué un travail intéressant de Legoyt, chef du bureau de statistique de la France (V. Compte rendu des travaux de l'Académie des sciences morales el porui(|ues, t. let II de 1857, — et Revue contemporaine, avril 1857). Les chiffres relatifs.! tous les faits de l'état civil y ont été soigneusement examinés.

Voici un rapprochement curieux, fait par Kohi (Handbuch der vergleichenden Slatislik, 1857). — On a compté eu France, dans quatre années consécutives du dernier siècle (1781-1784) et quatre années du siècle actuel (1850-18.53) :

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