PARTIE I. SECT. I. CHAP. I
sur les rivieres navigables de la Flandre. Dans les premiers , la contraction latérale peut être sensible ; dans les autres, elle se trouve d'autant plus diminuée , que le rapport de la largeur du canal à celle du reversoir sera moindre ; et enfin elle devient nulle , lorsque ces deux largeurs sont égales. Mais la contraction inférieure à lieu dans ces deux sortes de reversoirs , parce que leur seuil est toujours plus haut que le fond du réservoir. La partie supérieure n'éprouve aucune contraction ; car chaque filet supérieur a une vitesse réelle , due entiérement à sa chüte depuis La : superficie du réservoir.
Dans la premiere espece de reversoirs, nous avons trouvé 7924 —K égal à environ 680; et dans la seconde , à peu près à 700. Il y a lieu de croire que cette quantité se rapprocherait encore plus de 724 , dans des reversoirs ordinaires.
13. On voit, d’après ces observations, que nous sommes bien loin de pouvoir calculer avec précision les effets de la contraction dans tous les cas ; car il y a une variété infinie dans la disposition des orifices , sans parler de la contraction occasionnée par les piles d’un pont , ou par une vanne à demi-levée , sous laquelle on force l'eau de passer avec une certaine charge. Mais il était nécessaire de donner sur cette matiere des notions un peu étendues, sans lesquelles °nous aurions eu de la peine à exposer avec clarté ce que nous avons à dire sur le mouvement uniforme.