‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 49 sur 179 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

Accord de l'expérience et de la théorie sur le mouvement uniforme des eaux.

55. Cx n'est pas assez d’avoir cherché à fonder une théorie expérimentale sur la nature de l’eau, et sur celle du mouvement uniforme , 1l faut encore montrer par le fait que cette théorie s'accorde avec les effets naturels observés ci-devant par les meilleurs hydrauliciens , et en dernier lieu par nous-mêmes. Par-là, non-seulement nous éviterons le soupçon d’avoir fait cadrer nos expérieñces à notre théorie ; mais nous aurons l'avantage de présenter un ensemble frappant par la variété des lits et des pentes, dans lesquels le mouvement de l'eau a été observé. On a eu soin de marquer dans deux colonnes contiguës les vitesses trouvées immédiatement par l'expérience, et celles qui ont été calculées par la formule précédente.

Nous avons ordonné le tableau suivant , depuis les plus petits rayons moyens jusqu'aux plus grands, en commençant, pour chaque lit, par

les plus grandes pentes ; ce qui rameme toujours vers les lits et les pentes les plus en usage. Il ne faut pas oublier que la pente dans les tuyaux a été calculée en divisant la longueur du tuyau par la hauteur entiere du réservoir, après en avoir retranché celle qui est due à la vitesse calculée. Ce quotient a donné la valeur de 6.

On sait que la hauteur du réservoir est la différence de niveau entre la surface supérieure de la charge et le centre de l’orifice de sortie du tuyau. La hauteur due à la vitesse a été calculée , en divisant le quarré de la vitesse exprimée en pouces quarrés par 478, eu égard à la contraction (11); et la vitesse d'expérience, en divisant la dépense per seconde, exprimée 'en pouces cubes, par la section exprimée en pouces quarrés.

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