PRÉLIMINAIRE. XXXII
éclairé, on sache si peu de choses sur la résistance des fluides ; et qe tandis qu’on fait tous les jours usage de l'eau et de l'air pour mouvoir nos machines ou conduire nos vaisseaux , nous b'ayons pas, ou plus d’expériences , si la théorie est trop compliquée, ou plus de théorie, si elle doit être le fruit de l’expérience.
Quoi qu'il en soit, nous avons été assez heu- Yeux pour décomposer la résistance qu'un corps essuie pour se mouvoir dans un fluide, en deux efforts distincts, l'un qui s'exerce comme une pression en avant du corps, et autre comme un défaut de pression en arriere. Le premier est constant, si la grandeur et la forme du devant du corps restent les mêmes.
Le second varie suivant la longueur du corps, et diminue toujours à mesure que cette longueur augmente , indépendamment de la forme de l'arriere du corps, qui fait aussi varicr cette non-pression, La somme de ces deux efforts
est sensiblement proportionnelle aux quarrés des vitesses, lorsqu'elles n'excedent pas 3 à 4 pieds par seconde dans l’eau, et 20 à 24 pieds dans l'air ; mais au-delà de ces limites, la nonpression augmente en plus. grande raison que le quarré des vitesses , tandis que la pression
anterieure lui reste proportionnelle. Un corps Tome LI. __ €