‹ Principes d'hydraulique et de pyrodynamiqueChapitre 75 sur 179 · PARTIE I. SECT. II. CHAP. Y · texte numérisé non relu

PARTIE I. SECT. II. CHAP. Y

direction NV, et se jeter vers VM, en se rapprochant de l'arrondissement convexe, au lieu de

poursuivre suivant VE. En effet, si on suppose,

comme cela est naturel, que l’eau soit de niveau

aux points correspondants B,C;E,M;H,I,on voit que la pente de l'eau, en suivant CMI, est beaucoup plus grande qu'en suivant BEH, et ainsi à proportion dans les autres arcs concentriques, qu’on pourrait tirer dans le lit; d’où ik suit, 1” que le courant doit être plus rapide contre la rive convexe CMI; 2° qu'il doit ètre rétro-

grade contre la ‘rive concave BEH,, où il doit se former un remou ou tournant : considérant en-

suite que la vitesse à la surface ne peut augmen;

ter , ainsi que celle du fond , sans augmenter le

frottement et la corrosion, le lit doit s’approfondir du côté de la rive CMI, et le talud de cette rive doit devenir plus plat ; il est clair qu’au contraire dans la partie BEH, où le courant est moins rapide et rétrograde, le fond doit se relever , et la rive se soutenir plus roide, de maniere que l’eau y forme ses tournoiements , par la. communication: du mouvement du courant principal ; d'où 1l résulte que la section du lit, faite par la hgne- EM, doit être figurée à-peu-près camme EYWM, 55. 10, en supposant le Lit ordinaire représenté par Eab M.

: Je dis en second lieu que l’arc BEH doit être 55. q tel que le fil de l’eau NE étant réfléchi sous l’an-.

gle GEP=FEN, se trouve placé au milieu du

lit inférieur fût EQRM, il s’ensuivrait que le fl

de l'eau , réfléchi du point E, irait frapper enS,

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et ensuite en T, et .qn’en tournoyant ansi dañs le lit, il ne fuirait pas libremént avec la même vitesse qu'il avait avant d'arriver er KE : $a nouvelBe vitesse deviesrait donc plus petite que celle qui convient au régiutie. D'un autre côté, la résistance de la partie concave EH se trouvant dom” tuée , et n'étant plus. égale à celle de-l'arc BE, eouramt se jeterait avec trop de force eoritre la tive £Q, et l’entamerait, temdis que l'arc cont vete CM ne pourrait résistér à k corrosion du courant, qui y deviendiait trop rapide. Ainsi, par toutes sortes dé raisons, 1 né pourrait y avorr de stabilité, et l'arrondissement du conde ekan: gerait de figure - .Troisiemement il faut encort que l'angle d'in: adence NEF soit proportionné à la ténacité du terrain ; e’est -à-dire qu'il h’ékeede pas cértaines boïnés, au-delà destuellés ke choc de l'eau contre la partie concave CEH surpassèrait la résrstancb qué la berge put opposer par son inertie : je n'enteñds pas parler dé la fésistante absolue de la berge, mais dé celle des molécules terreuseà dont elle: ést composée ; ka païtié convexe CME seras aussi infailliblement rongée par de courant qüi ÿ deviendrait d'autant plus rapide que l’angl& NE P. ébrait plus aigu, ou célui d'rñecidence plus grand. Nous verrohs ailleués. que l'expérience donne environ 36 degrés, pour l’uuveriure du péés grand angle d'ineidenée, qui convreñtie à la stabilité d’un coude dons un tértair srgileux ; radis il n'y a aucun inconvénient que cet anglé soit plus petit.

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