PARTIE I. SECT. II. CHAP. V
Enfin la derniere circonstance , qui accompagne toujours le mouvement de l’eau dans un coude, est qu'il se trouve une-chûte à h surface de l’eau, : quisoit capable de vaincre la résistante du coude; d'imprimer une vitesse plus grande à I partie du courant qui s jette vers l’arrondliissemieñt corit vexe ; et de diminuer un peu la perte dti Et supà rieur,:en augnréntant imperceptiblèment sa séc: tion. Cette chüte occasionne donc nne aubineik tation locale de vitesse ; un frottement plus grand, et par conséquent l’approfondissement dont nous avons parlé ; mais, sitôt que la cause qui a produit tous ces-effets, c’est-à-dire, la résistance du coude, yiént à cesser, le lit reprend sa formée otdinaite ; le fond se releve, et laisse dans l'arrondissement une excavation locale, une espece de bassin, dans lequel l'eau n’a point de rhotvement propré, parce que le fond a une contre-penté : si elle se meut, ce n'est que d'un mouvement -emprunté/ et elle ne fait que rallentir et amortir l'impulsion de celle qui coule au: dessus ; ; Säns être absolus ment .dormante, elle sent cornme de sauve-garde au fond du lit, qu 'élle préserve de la corrosion, rialgré l'inexactitude du régimé.
Voilà les différents artifices que la nature em ploie pour doriner de la stabilité aux coudes des tivieres qui € eh paraissent d’abord peu susceptis bles : voyons à- présent le rapport qu il ya entre la largeur d’une riviere:et le rayon des ares qui forment l'arrondissement pour un angle d'i inÇis dence donné, |
424 PRINCIPES D'HYDRAULIQUF.