‹ Principes d'hygiène colonialeChapitre 20 sur 73 · FONCTIONS DE LA PEAU · texte numérisé non relu

FONCTIONS DE LA PEAU

l’équateur étant toujours très élevée clans un milieu d’ailleurs souvent proche de la saturation, l’évaporation cutanée ne pouvait plus se faire. Dès lors, quelles que soient les quantités de sueur sécrétées, la fonction sudorale tombe pour ainsi dire au rang' de la sécrétion urinaire, en ce qui concerne la perte de chaleur subie par le corps.

Il en résulte une accumulation de calories, heureusement combattue par le rayonnement nocturne, mais qui néanmoins s’accuse par un relèvement de la température du corps humain; relèvement dont la valeur, en moyenne, peut être fixée à près d’un degré (Rattray, Jousset, Brown-Séquard).

Au surplus, il n’y a rien là que de très physiologique ni rien qui soit plus conforme aux lois physiques. On sait en eflet que 1 augmentation de la chaleur du corps dans un milieu à tension élevée de vapeur cl’eau, tel qu’un bain de vapeur, est toujours rapide et considérable. Delaroche vit la température monter de 3°, 12 en 17 minutes, dans un bain de vapeur où le thermomètre oscillait entre 3 7 5o et 38°'75, c’est-à-dire dans des conditions assez voisines de celles qu’on peut observer dans les journées orageuses de l’hivernage, entre les tropiques. Là, en effet, il 11’est pas rare de voir l’atmosphère accuser les moyennes ci-après (2) :

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