PLUIES
Thermomètre
sec
6 h. m. Moyenne.
Thermomètre
sec,
1 h. s. Moyenne. J
Thermomètre f mouillé,
6 h. m. Moyenne, j
Thermomètre 1 mouillé,
1 h. s. Moyenne.
Humidité relative moyenne en centièmes. /
Hauteur de pluies en millimètres. ^
Nombre de jours ( de pluies
Janvier . . .
Février . . .
Mars ....
Avril ....
Mai
Juin
Juillet. . . .
Août
Septembre . .
Octobre . . .
Novembre . .
Décembre . .
(i) À. Cartier. Diego-Suarez, acclimatation et pathologie. Arch. de med. nav., t. XLIY, p. 407
Hygiène coloniale.
" i CONDITIONS SANITAIRES DES CLIMATS RÉGIONAUX
On voit | >a l- ce tableau que la température oscille peu du matin à l'après-midi et d’un mois à l’autre. Les écarts diurnes y sont faibles; les plus accusés variant de 4 à 5° environ. Il manque d’ailleurs les températures de nuit pour juger des écarts nycthéméraux; mais, d’après
M. Cartier, ils ne dépasseraient pas 8°. Enfin, la température moyenne de la saison sèche, d’avril en décembre, est de :u>°,6, celle de 1’hivernagc ou saison humide, de décembre à avril, de i. En résumé, température constante, à faibles écarts, plutôt moyenne qu’accentuée. Cette circonstance est due à la situation de Diégo- Suarez, où règne toujours une brise de nier assez forte, qui ventile activement l'atmosphère.
Les vents qui soufflent sur Diégo-Suarez sont alternativement du S.-E. pendant la saison sèche, passant à l’Est en fraîchissant chaque après-midi, et du S.-O. au
N. -O. et N. pendant la saison chaude ou pluvieuse. Leur force est toujours plus grande que dans l’intérieur des terres, en raison de la configuration géographique de l’extrémité de Madagascar, très allongée, sur laquelle se brise le courant équatorial. Ils contribuent à rafraîchir l’atmosphère beaucoup plus vivement qu’en aucun autre point de l’ile, et cette circonstance s’explique par ce fait que les brises du large arrivent ici sans obstacles. Ce sont surtout les brises de la saison sèche, celle du S.-E. qui jouissent de cette propriété, et la violence des rafales qui soufflent sur la baie et sur la presqu'île est considérée comme la cause des refroidissements auxquels sont exposés les Européens. On sait én effet que même aux pays chauds., même dans les régions oit la température demeure presque uniformément élevée, les sensations de froid sont fréquemment perçues par les Européens et les Indigènes. Elle résulte d’une évaporation trop rapide et trop accentuée de la sueur. C’est un phénomène subjectif d’ordre physiologique, qui entraîne des troubles nerveux d’où peuvent, à leur tour, naître certaines affections. Il arrive