ÉLÉME.NTS l) IIY(;[ÈNi
mani la rauso dos innndalions, r,’ost-à-diro los oliions i'i'ranls oi non innscdés.
A plusieurs rcpiâses on a cdiclé en France des règlements de police, mais au bout de (juelques mois, ces règlements sont tombés en désuétude.
L’application rigoureuse de ces i-èglemenis a cependant de l)ons eflcts, comme le mordrent les résultats obtenus dans la Bavière. De 1(805 à J87(i, le nombiv des décès dus à la rage n’a jamais été inférieur à 14, il s’est élevé à '25, à 27 et même à 51. Depuis 1870, on a appliqué un règlement rigoureux avec sanction })(’•nale; le nombre des décès de rage tombe, l’année de son apj)lication, à 15, et depuis cette époque jus(iu’en 1885, c’est-à-dire pendant se|)t ans, on n’a observé que 5 cas de mort sur une population de 5 millions et demi. A Paris, ])endant le même temps, j)our une population plus faible de moitié, on a observé 81 décès, et à Londres, de 1875 à 1880, une moyenne, de 0 décès par an.
Les municipalités ont donc le devoir, en présence de ce résultat, de tenir la main à l’exécution des règlements sur la police des chiens.
Dans certains cas d’ailleurs, les accidents rabiques peuvent être diflicilement prévenus, car les recherclies récentes de MM. Nocarcl et Roux ont montré que la salive des chiens est virulente 1 à 5 jours avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie. « Lu chien peut donc présenter toutes les a])parences extérieures de la santé, manger, être gai et caressant comme à l’ordinaire, et porter dans sa gueule le virus de la
rage. »
I,KS MALAIllF.S TMANSMîSSIlîLKS. 17>
Vaccination de la rage. — Quand la rage osl dé- (daive, le médecin est iinpnissant, la maladie doit snivia; son cours avec une terminaison toujours fatale.
M. Pasteur a hcnrensemcnt trouvé une méthode de vaccination qui, |)rati([uéc assez tôt après l’inoculation du virus, paralyse entièrement ses elVets; il a pu ainsi sauver un grand nombre de personnes.
Lorsfpie l’on suspend dans l’air sec des fragments de moelle épinière de lapins, aux([uels on a inoculé, par la trépanation, la rage à incubation très courte, on remarque que les fragments de moelle recueillis chaque jour et inoculés, après avoir. été délayés, à des chiens, communiquent à ces derniers la rage avec une période d’incubation de plus en plus longue; la virulence des moelles ou plutôt la (piaidité de viiais actif diminue graduellement. Au bout d’un certain temps, généralement In jours, les moelles ont perdu toute virulence et leur inoculation est inotlensive pour les animaux.
(ies résultats ont permis à M. Pasteur de réaliser des vaccinations sur les chiens. Après avoir inoculé ces animaux avec un virus actif, M. Pasteur pratirpie une série d’inoculations à intervalles réguliers, en commençant j)ar les moelles les j)bis âgées, c’est-à-dire conservées pendant 15 jours dans l’air sec, et en remontant successivement jusqu’aux moelles de 1 ou 2 jours. Après de nombreuses expériences suivies de succès chez les chiens, M. Pasteur s’est décidé, non sans hésitation, à tenter la vaccination de la rage chez l’homme. L’expérience a justifié cette tentative et, depuis I (S<S5, on a réalisé, tant à l’Institut Pasteur (pi’à l’étranger, un
ÉLÉMKNTS irilY(ilKM:.
grand noiiibro de vaccinations qui ont al)aissé nolablcjnent la inoiialité dne à la rage. On jugera des résultats j)ar le tableau suivant.
STATISTIQUE DES VACCINATIOSS ASTIRADIQUES A l’iNSTITUT PASTEUR.
AVNÉF.S