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RAGE

La rage est une maladie viiadcnte qui se dévclop|ic spontanément chez le chien, le chat, le loup; on l’ohserve aussi parfois chez le cochon, le cheval.

Cette maladie débute par nue période d’inquiétude et d’abattement, à lacjuclle succèdent une agitation extrême et nue excitation des organes de la respiration et de la déglutition; c’est dans cette période (jue l’animal cherche à mordre; (piclquefois ou observe, assez rarement sur le chien, coustammeut chez le lapin, des accidents paralytiques qui conduisent à la paralysie générale de la dernière période. En ancini cas, l’animal n’éprouve de réj)ulsion pour l’eau; la vue de ce liquide ne provofjue pas les accès et le terme à'hydrophobie ne doit plus être employé pour désigner la rage.

Virus rabique. — L’autopsie de l’animal mort de la rage ne montre pas de lésions bien caractérisées ; on en a observé seulement depuis quelque temps dans les centres nerveux. On n’a pas encore découvert de bactérie spécifi(jue pour cette maladie, mais il existe une substance viruleute non isolée, désignée sous le

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nom do viruft rabique, (jiii pont oommunifjiior la rngo à l’homme ou à d’autres animaux.

Le virus rahi(jue existe dans la salive, dans le pancréas, mais il est surtout localisé dans les centi'es nerveux, la moelle épinière notamment, où il possède la ))lns grande virulence; on l’a aussi rencontré dans le lait.

Transmission de la rage. — Ce virus est sans action sur réj)idermc et sur les mu({ueuses à l’état sain, il peut donc être impunément introduit dans le tube digestif sans provoquer d’accidents, s’il n’y a pas de déchirure dans les muqueuses ; mais s’il est introduit sous la peau ou les muqueuses, par une égratignure, une piqûre ou une morsure, l’individu ou l’animal contractent la rage.

C’est donc seulement par inoculation que la rage est transmise à l’homme et, presque toujours, par la morsure d’animaux enragés (chiens, chats, louj)s, renards, cochons, écureuils, etc.) ; on cite cependant des cas de transmission par des chiens ayant léché la peau |)résentant une égratignure.

Le virus rahi<pie se localisant dans les centres nerveux, c’est là qu’il doit arriver pour produire son action nocive; aussi, suivant la partie du corps où l’inoculatiou est faite, la période d’incubation est-elle ])lus ou moins longue : elle peut variei’ de quinze jours à six mois, on cite même des périodes d’incubation de |dusieurs années; dans le cas de morsures à la tète, l’ineuhation est courte; dans le cas de morsures aux meinhres. sa durée est de plnsi(‘urs mois.

LKS MALADIKS l'UA.NSMlSSIIÎÜiS.

Dans les expériences entreprises par M. Pasteur, la j)ériode d’ineuDation a pu être abaissée, chez le lapin et le chien, à sept jours, [>ar l’inoculation, dans le cerveau, du virus rahique le plus actif', obtenu en délayant la moelle épinière des animaux morts de cette maladie.

Accidents produits par la rage. — Il est très dil'ficile de dresseï- un tableau exact des |)crsonnes niordiies j)ar un animal et de cellt's (pii snceombent à la rage, parce (jne, en raison de la longue durée de l’incubation, le malade ne se souvient pas toujours des circonstances dans lesquelles il a été mordu. D’autre jiart, les chiens qui mordent ne sont pas tous enragés et l’introduction de. personnes mordues par des chiens dont la rage n’a 'pas été constatée peut fausser les statistiques. A ces diflicultés, il faut joindre la négligence (pie les administrations départementales ont n|)portée à rétablissement des statistiques dejmis 1852, puisque, de 18(10 à 18()8, les dé|)artements de la Seine, du Rhône, de Seine-et-Oise, où cependant la rage est assez fréquente, n’ont pas fourni de documents.

Cependant quekjues statisti(pies |)ermettent de fixer à Ifi pour 100 la mortalité jiar les diverses blessures, et parmi elles, les morsures à la tête, de beaucoup les plus graves, ont pu accuser une mortalité dépassant, d’après M. Rrouardel, 80 pour 100. Les statistiques concernant la rage des loups donnent une moi‘talité bien |)bis grand(‘, environ 02 poni‘ J 00.

Moyens préventifs. — ba ragi» est donc une maladi(' souvent mortelb'. dont on peut se défendiv (>n suppiâ-

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