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couverte de couches alternatives de gravier et de charbon de bois. On verse l’ean à la partie supérieure et l’on recueille l’eau liltrée au-dessous du faux fond.

Ces dilférents lillies, suffisants pour retenir le limon ou les inipmetés assez volumineuses (nuifs et larves des parasites), ont l’inconvénient de laisser passer presque toutes les bactéries renfermées dans l’eau ; ils ne donnent donc (pi’une trompeuse sécurité.

Filtres Chamberland. — M. Cbandjerland, élève de M. Pasteur, a imaginé des filtres qui arrêlenl toutes les bactéries de l’eau et permettent d’obtenir, avec l’eau la plus souillée de germes, un liquide absolument inoffensif. Ces filtres, désignés sous le nom de bougies Chamberland , sont constitués par un tube creux en porcelaine dégourdie, c’est-à-dire non vernissée, et par suite poreuse ; on lait arriver l’eau à la suriàce extérieure de la bougie sous une certaine pression : elb* libre lentement à travers la paroi, à cause de la liness(> des pores, et s’écoule par l’intérieur ; cette eau est absolument privée de germes, comme l’ont montré les observations de MM. Pasteur, Chamberland, Miquel, etc.

Les impuretés renfermées dans l’eau s’accumulent à la surface de la bougie (d y forment, au bout de quelque temps, une couche glaireuse (jui diminue b' débit : il suffit de brosser avec soin la surface extérieure de la bougie })our rendie au filtre ses qualités premières.

Dans les habitations des villes où l’on dispose d’une certaine pression, le dispositif employé est le suivant : la bougie en porcelaine dégourdie est lixée, au moyen

DE L’EAE.

(le garnitures iiiclalliques, dans un cylindre résistant en verre ou en métal, ([ui commnnique avec une conduite d’eau [l'uj. "iü) ; dès (jue le robinet est ouvert, le liquide liltre goutte à goutte. Si l’on veut obtenir un

Fifî. 20. — Roupie Ctiamberlaiid destinée à (ilti'cr l’eau sous pression.

Fip. 21. — Ajipareil Cliambrriand pour lilirer l’eau sans pression.

plus grand débit, il sullit d’associer un grand nonibi’c de bougies dans le même récipient.

On n’a pas toujours, surtout dans les campagnes, une pression d’eau suflisante pour adapter aux robinets le dispositif précédent; on prend alors une ou plusieurs bougies lixées sur le môme tube et on les plonge dans un seau rempli d’eau {fi(j. 21); on fixe sur le conduit

KIÆ.MENTS D IIVGIÉNK.

commun aux bougies un tube on caontclionc, ou on moial, d’uno longnour do '2, 3 on 4 métros ot, on ojiorant nno succion, on amorce ce siphon (run genre parliculi('r; dés (|u’il est amorcé, on ])laco 1(î seau ronrorniantr(‘an à liltror à (jiiel(pios métros du sol ot l’on

j’oçoit dans un vase couvert l’eau liltréo. En multipliant le nombre des bougies, on j)out obtenir une quantité d’eau suiïisante pour les besoins journaliers.

11 est à désirer (pie toutes les habitations soient munies de sendjlables filtres, ce sont les seuls qui donnent une sécurité absolue.

Filtres Maignien au charbon. — Il peut être utile de joindre aux filtres Cliamberland des filtres au charbon AV construits iwr M. Maignien.

Fig. 22. — Fillrc Maipnion. cône ^ , , ,

en porcelaine percé de trous: h, Eos filtri's présentent de grands

enduit d’ainiante couvrant, le cône , , i- i o',

eu porcelaine ;c, couche de char- avantages, ot, S lls 11 ollreiît

hou déposée sur l’amiante; m tOllipS d’épidélllie, fil

réservoir renlermaut l’eau a lil- * , ^ *

trer; n, partie oii se rend l’eau séciirité (pie doillient leS lillillrée. . , , .

très en [lorcelame poreuse, ils peuvent, avec les eaux chargées de substances solubles, rournir de bons résultats.

l.es tbntaines établies par M. Maignien se composent d’un récijiient cylindrique dans kvpiel s’enfonce un

DE L’EAU

vase conique percé d’un trou à la partie iuléricure [fig. 22). Sur le fond du vase conique ou engage, à rrotteineut, un cône eu porcelaine, percé de trous, que l’on recouvre d’une couche d’auiiaiite. Ou verse sur ce revêtement une bouillie reufermaut, à l’état de poussière ténue, du charbon et du carbonate de chaux; cette poudre Ibruie, à la surface de l’amiaute, une couche plus ou moins épaisse; ou achève de remplir l’espace libre situé entre le vase conique et le cône eu porcelaine, avec du charbon en grains, l/eaii filtre à travers cette masse et ou la recueille très pure dans le compartiment inférieur.

Ces filtres, dont les modèles très variés se prêtent à des usages multiples, sont très a])préciés.

Stérilisation de l’eau par ébullition. — Nous avons vu plus haut que l’élévation de la température fournit, quand elle est suflisaute, un moyeu certain de détruire les organismes vivants : spores ou œufs des parasites, etc. Mais si la température de 80 degrés est suffisante pour tuer les êtres eu état de vie active, les bactéries eu ])leiue végétafiou, par exemple, la température de 1 1 5 degrés ou de 1 20 degrés est nécessaire parfois pour tuer les êtres eu état de vie ralentie, tels que certaines s|)ores (spores de la bactéridie charhouueuse, du bacille du foin, etc.).

Les expériences de M. Miquel montrent bien la diminution progressive des bactéries dans l’eau chauffée à des températures graduellement croisssaufes.

ÉLÉMEMS D IIVGIÈNE.

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