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VIVANTES

ÊTRE eu DE.

Eau (le la Vamie réservoir (le Monirouge.

Pciulaiil 10 luiiiules. .

Ces résultats étal)lissent que la durée de réhullitioii est importante dans la stérilisation de l’eau; si l’ébullition dure peu, on ne tue pas tous les germes renfermés dans l’eau, surtout quand celle-ci est très impure. Il faut, pour assurer la destruction de tous les organismes nuisibles, que l’ébullition soit prolongée pendant 20 minutes ou une demi- heure. Le mieux serait encore de faire bouillir l’eau à deux reprises différentes, pendant 10 à 15 minutes, parce que les bactéries que la première ébullition aurait épargnées, commençant à végéter pendant le refroidissement, seraient tuées sûrement par la seconde.

Quelques industriels ont construit des appareils destinés à réaliser en grand la stérilisation des eaux potables sous rinfluence de la chaleur. MM. Rouart et Geneste-Herseber ont construit un stérilisateur qui permet de soumettre rcau pendant un (juart d’heure à

DE L’EAU

des tempérai Lires comprises entre 115® et 150®. Aucun organisme pathogène ne résiste dans ces conditions. La dépense assez faillie de comhustililc nécessitée par ce traitement (100 litres d’ean stérilisée exigent la combustion de l kilogramme de charbon) fournit, à un prix peu élevé, de l’eau rigoureusement privée de germes et l’emploi de ces appareils peut rendre de grands services dans les épidémies.

Kn résumé, on ne devrait jamais boire d’ean potable sans la liltrer an moyen des appareils de Chamberland, on sans la faire bouillir. Si cette précaution était prise par les babitants des villes et des campagnes, enverrait disparaître les maladies transmissibles par l’eau.

CHAIMTRE VI

DE L’ATMOSPHÈRE

Au point (le vue de l’iiygiène, ratuiosplière peut être considérée comme aliment et comme milieu.

Par Pair qui Ibrme sa partie essentielle, l’atmosphère nous fournit en elfet un aliment indis])ensahle, l’oxygène. Mais tandis que les aliments liquides ou solides ne sont ingérés qu’à intervalles plus ou moins longs, parce qu’ils forment des l'éserves auxcpielles l’organisme puise sans cesse, l’oxygène est consommé au fur et à mesure de son introduction dans le corps ; celui-ci, incaj)al)le de faire des réserves d’oxygène, doit donc puiser ce gaz d’une uianièrr continue dans l’air.

Les transformations ])liysi(pies et chimiques de l’atmosphère font de celle-ci un moditicateur de l’organisme.

Constitution de l’air. — Éléments constants. —

L’air est, comme on le sait, esssentiellement formé par un mélange d’azote et d’oxygène, il renferme toujours de la vapeur d’eau en quantité variable, puis de faibles proportions d’acide carbonique, d’ammoniaque et de composés nitrés.

DH L’ATMÜSPIIÈDK.

‘il-.

Composition oe i/.uu pau mètre cuiie.

A/olo 7811''', 80

Oxygène i()i)“',!)()

Acide cai'l)oni(|ne. . 0‘‘‘,r)

A'a|)(‘iip d’eau. . . variable.

Ammoniaque. . . n niilligr. à 0 milligr. 0*22

Variation des éléments constants de l’air. — I.’air ne paraît pas éprouver de chan^fements sensibles dans sa teneur en oxygène et azote; les analyses de Uegnanlt lixent, à Paris, jmiir l’oxygène, les nombres extrêmes suivants : 15 et 209“’, 99.

I/aeide earboniipie varie assez ])eu dans Pair libre, .sa teneur oscille à Paris entre et ; à la

campagne entre et

Ces vaiâations si faibles sont duos, non à l’influence de la réduction [)ai- les végétaux, mais à l’action régulatrice exercée par les eaux de la mei’.

La vapeur d’eau est im élément très variable dans l’air et celui dont la présence intéresse beaucoup l’bygiéniste. La donnée la pins importante à connaître à ce point de vue n’est pas la (juantité absolue d’humidité renfermée dans l’air, mais bien l’état hygrométriipie. L’air rigourensement sec n’existe pas dans la nature et, (juand il nous j)araît tel, il renferme encore le tiers de la vapeur d’eau (ju’il peut contenii-; la proximité de la mer, le régime des vents, sont les principaux modilicateiirs de l’état bygi’ométriqiie.

Éléments accidentels de l’air. — On en distingue deux groupes : les gaz ou b‘s vapeurs et les corps solides ou poussières.

ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE

Gaz ou vapeurs. — On trouve très fréquemment dans l’air des composés nitrés résultant de l’oxydation de l’azote sous l’inlluence de l’étincelle élcctri(}ue.

Vacide carbonique est rejeté dans l’air par la respiration, la combustion, les éruptions volcaniques.

V hydrogène protocarboné se dégage au voisinage des marais et dans les mines de houille.

V hydrogène sidfnré est un produit de décomposition des matières organiques dans les fosses d’aisance, les égouts, les rivières souillées par les dé^jections, où il est souvent accompagné de sels ammoniacaux.

Vacide sulfureux est un produit volcanique ; les fabriques qui brûlent des houilles pyriteuses en déversent aussi une grande quantité dans l’air.

Voxyde de carbone est un produit de combustion incomplète du charbon et se rencontre en outre toujours dans le gaz d’éclairage.

Poussières. — Les poussières sont très fréquentes dans l’air des villes, plus rares dans celui des campagnes, très rares et souvent absentes dans l’air des hautes montagnes, toujours milles dans l’air en pleine mer.

Ces poussières sont de nature très diverse, on les distingue en poussières inertes et en poussières vivantes.

Les poussières inertes sont surtout abondantes dans les villes et représentées par des fragments de charbon ; dans les régions île fabrùjues, ces particules de charbon sont en si grande quantité qu’elles couvrent les végétaux d’une couche noire ; on trouve en outre des fragments de roches amorphes ou cristallisées, des fragments

DE L’ATMOSPHÈRE

de tissus : coton, laine, lin; des grains d’amidon, etc.; n’onhlions pas de mentionner, parmi les poussières inertes, les substances toxicpies, sels de plomb, d’arsenic, (jui existent accidentellement dans ratmosphère de certaines iabri([ues. Dans les campagnes, les l'ragments de plantes sont les plus nombreux : poils de végétaux, débris d’insectes.

Les poussières vivantes sont représentées par des grains de pollen, des spores de cryj)togames, des œuls d’inlïisoires et surtout des spores ou des cellules en état de vie ralentie appartenant à des moisissures ou à des bactéries.

La nature et la proportion des germes vivants renfermés dans les poussières varient beaucoup avec la saison, avec la direction des vents.

On jieut en juger par le tableau suivant dû à M. Miquel :

TaüLE.VU résumant les caractères des l'OUSSiÈRES ATMOSPHÉRIQUES.

Spores cryptogauiques

Êpoqhes et lieux

Corpuscules

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