‹ Principes d'hygièneChapitre 51 sur 94 · MINÉRAUX · texte numérisé non relu

MINÉRAUX

p . \ Temps lumiiilo.

A'ouibrcuses

Rares

Fré([uents

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' - • j Tcmiis sec. . .

Rares

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Fréquents

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Rares

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Fréquentes

Très rares

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Intérieur (les luibilalion.s

Très rares

Fréquentes

Très rares

Excessivement

abondants.

Egouts

-Xoinbreuses

Rares

Nuis

Rares

et homogènes.

Parmi les jioussièix's vivanli's, les bactéries sont les plus importantes à considérer et l’on a réalisé depuis quelques années des analyses nomlu’euses de l’air à ce point de vue.

ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE

Voici ([iielques-ims des résultats obtenus par M. Miquel

La présence des spores de moisissures et de bactéries explique pourquoi les aliments conservés au contact de l’air, même après une ébullition prolongée, s’altèrent très vite ; les germes de l’air tombant dans les substances organiques y trouvent un terrain tavoral)le et y végètent vigoureusement. La présence des Ijactéries pathogènes est probable, quoiqu’on n’ait pas i-éussi jusqu’à présent à les retrouver dans l’air.

Destruction des organismes microscopiques dans l’air. — Il ne faut pas d’ailleurs exagérer l’intluence nocive des bactéries renfermées dans l’air. Si l’on se reporte h ce que nous avons dit au sujet des l)actéries spécifiques de la maladie cbarbonneuse, on se rappelle que les cultures les plus virulentes, exposées à l’action de l’air pendant leur végétation active, perdent rapidement leur virulence et deviennent, au bout d’un temps variable, comjdètement inoffensives. Les causes d’atté-

I. Les nombres ne sont cités ici qu’à titre, relatif, parce qu’ils ont été obtenus à la même époque et par le même observateur. En valeur absolue, ils n’ont aucune signilication, car si Ton consulte des statistiques plus récentes, on trouvera des cbilfrcs extrénienienl dilb'renis

B.\cïéiues par métro cube.

Rue. (le Rivoli 1880-1882. . .

Rare do Monlsoiiris 1880-1882.

Maison de la rue Monge. . . .

Hôtel-Dieu (1880), 2 salles, . .

Sommet du Panthéon. . . .

Mairie du IV® arrondissement

DK L’ATMOSrMIKm:.

nuatiou de la virulence sont, on le sait, l’oxydation et rékWation de la température, l’action de la lumière et p('nt-ètre aussi la dessiccation ; rattémiation de la virulence, ti’ès énergique sur les bactéries à l’étal de vé^mtation active, se produit aussi, sous ces diverses inllnences, sur les s[)ores. On sait, en elîet, d’après les observations de M. (’diandterland, (pie les vaccins charbonneux conservés à l’état de spores, s’all’aiblissent [)eu à peu et deviennent, an bout d’un temps variable, incapables de vacciner les moutons ou les bœufs.

Les bactéries de l’air sont diluées de manière <à subir de tous cotés l’action de l’oxygène et de la lumière; elles sont donc encore pins accessibles (pie les bactéries cultivées en grandi; masse, aux causes d’atténuation; dans ces conditions les bactéries les plus virulentes, transjiortées par l’air pendant un certain temps, doivent perdre rapidement leur virulence. On s’explique ainsi les insuccès des recberches dcstinéi's à retrouver les bactéries pathogènes dans l’air, ainsi (pie le fait, depuis longtemps établi, ipie les maladies transmissibles, telles ipie le cboléi-a, la lièvre typhoïde, ne devancent jamais les voyageurs atteints de ces alfections,

La contagion par l’air n’est pas douteuse cependant et nous en avons cité des exemples nombreux, mais cette contagion ne se manifeste ipi’à ])roximité des foyers d’iidection, ou louti's les fois ipie les poussières, étant emprisonnées dans les vêtements ou les appartements, échap|)ent à l’action destiaictive exercée jiar

ÉLÉMENTS D IIYGIÉINE.

riiilluence coml)inée de l’oxygène, de la lumière et de la chaleur. Si les poussières transportées par l’air, dans les villes, les caïupagues, sont rarement dangereuses, par contre, (;elles (jiii séjournent dans les espaces conlinés et (jne l’on soulève à chaque instant dans les appartements peuvent être très dangei’enses (tuberculose, diphtérie, choléra, etc.).

Après avoir indiqué les éléments essentiels de l’atmosphère et les substances qui s’y rencontrent accidentellement, nous allons examiner les actions inodihcatrices (pi’elle exerce soit dans les espaces confinés, soit an grand air; nous verrons (jne ces moditications sont essentiellement déterminées par les changements réguliers ou anormaux survenus dans sa composition.

§ I. — Séjouii dans un espace confiné

C’est surtout dans les espaces confinés que l’air éprouve des modifications profondes <jni réagissent sur l’organisme, soit jionr le déhililer, soit en jirovoqnant des accidents gi-aves, souvent morlels.

Viciation normale de l’air. — Diminution dans la proportion d’oxygène. — La pioportion d’oxygène diminne dans les espaces confinés, soit par suite de la respiration des individus on des animaux qui s’y trouvent renfermés, soit jiar suite des combustions on des oxydations.

Dans les appartements on dans les chambres, la

DR I/ATMOSPIIÈRE.

quanlilé normale ne s’aljaisse pas à plus de 20,80; mais dans les caves, dans les puits de mine, elle peut s’abaisser jusqu’à 1.5 ou à 18 pour 100; c’est à 10 pour 100 environ (jue ratmos|)hère est asphyxiante et. au bout de ([uelques minutes, surviennent des détàillanccs, déjà à 18 pour 100, on observe des symj)tômes asphyxiques, vertiges, nausées, anxiété, etc.

Augmentation de l’acide carbonique. — En même temps que l’air s’appauvrit en oxygène, l’acide carbonique augmente en quantité notable et les accidents deviennent plus redoutables. On a beaucoup discuté l’action de l’acide carbonique sur l’organisme ; considéré longtemps comme un gaz inerte, cet acide est envisagé aujourd’hui comme un véritable poison, agissant sur les centres nerveux comme un narcotique. Ouand l’atmosphère renlerme une proportion croissante d’acide carbonûjuc, l’exhalation de ce gaz est d’abord affaiblie, puis devient nulle et enfin, à la dose de 10 pour 100. non seulement l’acide carbonique n’est plus exhalé, mais il est absorbé par les poumons et s’accumule dans les tissus où il commence à provoquer des accidents toxiques; on les a constatés Iréquemment dans les caves, les puits abandonnés, dans les celliers renfermant des li(juidcs en fermentation. On admet ordinairement que si l’air i-cnferme 10 pour 100 d’acide carboni(|ue, il devient insalubre'.

Viciation de l’air par la respiration. — Lorsejue. dans un espace confiné, un grand nombre d’individus sont réunis, les accidenis toxiques se manifestent l)ien avant les limites d’altération (jui viennent d’étre

KI.ÉMKNTS D’IIYGIÈNH.

(lonncos; c’ost (jiio, dnns cos conditions, nno nouvelle cause de viciation s’ajoute à ta dépei’dition d’oxygèue et à t’acc'umulation d’acide cai‘l)oni(jii(ï : la présence de matières oi‘}^ani(jues extialccïs j)ar tes ])Ouinons, le corps, les vêtements, tpii conmmnicpK'nt à l’air des lieux hahités une odeur ti’ès désagréable.

La nature de cos substances n’est pas connue, mais leur action nocive n’est pas douteuse. Les nombreux exeiu|)les d’aspbyxie j)roduite dans les locaux où lurent emju'isonnés un grand nond)re de prisonniei-s d(' guerre sont connus; signalons notamment les accidents observés sur le transport anglais Maria Sonies en 1840, sur te steamer Londonderrij, en 1848. On sait d’ailleurs, qu’après un séjour de quelques beures dans un local étroit rentérmaut un grand nombre d’individus (casernes, écoles, etc.), on a souvent obsei'vé des accidents qui sont de véritables empoisonnements. Lorsque le séjour prolongé dans l’aii' conliné paraît sans action vers l’organisme, il produit cependant des perturbations lentes (pii se traduisent au bout de ipielques mois par un état de débilitation extrême. L’anémie produite par l’action de l’air continé jointe à l’absence d’exercice et à une nutrition insullisante expliipie les l’avages causés par les épidémii's dans les populations ouvrières.

Viciation anormale de l’air. — Gaz toxiques. — Les poisons gazeux le plus Iréquemment dégagés dans les espaces conlinés sont l’oxyde de carbone et l’bydi-ogène sulfuré.

DE L'ATMOSl'llEUE.

Oxyde de carbone. — l/oxyde de cai hone est |>roprodiiit par la coinhustion iRComplète du charl)üii à une tempéralure assez élevée, ou l)ieu il est dégagé dans l’air par le gaz d’éclairage qui eu eoulicul toujours ü à 12 pour 100. C’est uu poison l•edoutable; il a la propriété de se eouibiuer avec l’béuioglobiuc des glol)ules sauguiiis et de Ibruier avec elle nue cond)iuaisou plus stable que celle (|u’clle forme avec l’oxygène. Si doue ce gaz est mélangé à l’air, même en faihlea proportions, il se combine aux globules et empeebe ceux-ci de distribuer l’oxygène aux tissus; à la dose 1/799 il immobilise la moitié des globules sanguins eu une demi-beure et le ([uart à la dose de 1/1449. C’est entre (ju’il est toxique.

Les empoisouuemcuts produits par le gaz d’éclairage sont rares parce que les fuites sont rajndement décelées par l’odeur caractéristique.

C’est surtout par les a|)pareils de chaunage défectueux ou par la mauvaise iustallaliou des cheminées (pie l’oxyde de carbone se réjiand dans les cbambres. t)u ne couqite ])lus aujourd’hui les accidents mortels causés par ce gaz, dejuiis la funeste vulgarisation des |)Ocles mobiles ou économiques; ces appareils réalisent eu cllét uu cbaulfage suflisaut avec uu miuimum de dépense; or la combustion lente cpii s’y opère, à cause du tirage réduit, réalise les conditions les j)lus favorables à la production de l’oxyde de carbone et, comme le tirage est lonjonrs faible, les moindres variations atmosphériques font relluer les gaz dans l’appartement et provo([ueut des accidents. Ou a même signalé, troj»

Houveni, des cas d’ciripoisonnemcnt dans les cliainbres voisines de celles où ces poêles sont inslallés, par snitc de la inanvaise installation des cheminées. Aussi ce mode de chaulïage économi({iic est-il proscrit par tons les hygiénistes.

Hydrogène sulfuré. — Ce gaz existe dans les eaux sulfureuses, il peut être introduit sans danger par les voies digestives, mais il est très toxique quand il est introduit par les voies resjiiratoires. C’est dans les fosses d’aisance qu’il se produit en grande quantité; associé aux vapeurs ammoniacales et au sulfhydratc d’ammoniaque, il cause souvent les accidents connus sous le nom de plomb des vidayKjenrs. Quand par suite de la mauvaise installation des cabinets d’aisance, les gaz des fosses se répandent dans les appartements, ils ne s’y trouvent pas en quantité assez considérable pour provoquer des accidents ; ces émanations très désagréables sont dangereuses cependant, non par elles-mêmes, mais parce qu’elles indiquent une contamination possible de l’air par les organismes pathogènes. Nous avons cité (voy. p. 44) des exemples de propagation de la lièvre typhoïde par les reflux des gaz des fosses d’aisance dans les a])partements.

Parfums, fleurs. — Les huiles essentielles que dégagent les fleurs et les organes verts d’un certain nombre de plantes causent trop souvent des accidents toxiques quand ces plantes sont conservées dans les pièces où l’on séjourne; il faut donc éviter de conserver des fleurs ou des plantes vertes odorantes dans les chambres .à coucher. Par contre, les plantes vertes.

DE I;AT)1()S['IIÈIŒ.

dépourvues d’huiles essentielles, u’olîrent aucun danger, car l’acide carl)oni([ue (pi’clles dégagent est en faible (luantité; les appareils d’éclairage sont des sources de viciation bien autrement importantes.

Poussières. — Les poussières inertes et vivantes sont très abondaides dans l’atmosphère des appartements, ainsi que nous l’avons vu plus haut; elles sont inoHènsives ordinairement, c’est seulement dans le cas de maladies transmissibles : fièvre lijplioïdc, diphtérie, tuberculose, variole, etc., (pi’ellcs peuvent renfermer les germes de ces maladies et les conserver souvent pendant très longtemps avec leur virulence. En elTet les poussières et les germes se fixent dans les anfractuosités des cbamlires, moulures, sculptures, dans les fentes et sous les lames des panpiets, sur les papiers ou les étoffes de tentures, sur les tapis, etc.

Nous avons indiqué les mesures prophylactiques qui doivent être employées lorsque ces diverses maladies éclatent dans une famille. Le danger le ])lus grave, parce qu’il est ignoré et que l’on n’a pris jusqu’ici aucune mesure pour le conjurer, se produit quand une famille prend possession d’un nouvel appartement ou d’une maison. Les nouveaux arrivants ignorent presque toujours les conditions sanitaires des personnes qui les ont précédées, de sorte ipie les germes des maladies transmissibles : fièvre typhoïde, tuberculose, diphtérie, variole, etc., peuvent exister dans les chambres qu’ils viennent occuper. Nous avons signalé, à propos de la tuberculose, des exemples certains de contamination par

ÉLÉMENTS I)’IIYEIÈ>E.

les locaux haljilcs. Des exeni])les analogues poiirraicnl être cités pour les auti'cs aireelions.

à neur, ou au moins la (lésinl'ection des a])partements, cliacpio fois (pi’ils deviennent vacants à la suite de

sinlection est lacultative, ])uis(pie la déclaration des maladies transmissibles, ol)ligatoire pour les animaux, ne l’est pas pour riiomme.

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