CO
l)our 10000 litres.
Salle de Dal (après 4 h. 50) 29, »
Amphilliéàtre de cours (à la fin d’un cours). 80,60 l’etitc chambre à coucher (8 h. 50 de séjour^. 46,2 (ihamhres habitées à Londres 12 à 55
On remédie au.\. altérations de l’air dans les locaux l'erniés 1° [lar la dimension des chambres et 2“ par la ventilation.
Dimension des locaux. — La dimension des pièces habitées peut être établie quand on connaît la consommation d’oxygène et la production d’acide carbonique par chaque individu.
lu homme adulte consomme en moyenne, en vingtquatre heures, 520 litres d’oxygène et dégage 445 litres d’acide carbonique, ce ipii correspond à une production, ])ar heure, de 18 lit. 50 d’acide carbonique. Cette [iroduction peut être doublée pendant l’état de travail et alïaiblie pendant le sommeil ; elle varie aussi avec l’àge, comme le montrent les cbillrcs suivants :
CO* piiODurr K.N UTiirs par iK'iiro.
Knl’anl 9 lit. 7 à 10 lit. 5
.Vclolescenl 12 9 à 17 -- - 4
AduUc 17 — • )) à lo — 6
Si nous admettons (]ue les locaux occupés sont rigoureusement clos, on peut calculer aisément, d’après les données qui précèdent, la capacité ([u’ils devraient avoir pour que la j)roportion d’acide carboni(pie ne
ÉLÉMEiNTS iJllVtilÉ.NE.
dépassât ])as xô~hô- ^^tle capacité devrait être, pour une heure et pour un seul individu, d’environ 5Ü mètres cubes et pour huit lieures , durée du repos pendant la nuit, de 400 mètres cubes, c’est-àdire qu’un seul individu exigerait, dans ces conditions, une chambre de 10 mètres de longueur, de 8 mètres de largeur et de 5 mètres de hauteur. Ces dimensions ne sont pas nécessaires, puisque les chambres ou les appartements ne sont jamais clos et laissent à chaque instant pénétrer de l’air pur qui remplace une partie de l’air souillé, soit par les parois poreuses des murs ou des cloisons, soit par les lentes des ouvertures naturelles (portes, fenêtres), soit enfin [)ar des orifices spéciaux. Le renouvellement de l’air, qui constitue la ventilation, permet de réduire considérablement le cubage de la pièce habitée; mais cetle réduction ne doit pas être trop grande, car la ventilation est fonction de la masse d’air emprisonnée. L’expérience a établi empiriquement les volumes d’air suivants, nécessaires par heure et par tête :
Hôpitaux.. . 60 à 70 inèlres cubes.
Prisons 50 —
Ateliers 60 —
Casernes pendant le jour 50
Casernes pendant la nuit 40 à 50
Théâtres 40 à 50 —
Lieux de réunion 50 à 60 —
Ecoles d’adultes 25 à 50 —
Écoles d’enfants 12 à 15 —
Ces nombres sont rarement obtenus, et dans un grand nombre d’hôpitaux, le cubage par tête n’est que de
DE L’ATMOSI'IIÉIŒ
40 ;i 50 mètres cubes. Dans les logements insalubres le cubage descend même au-dessous de 10 mètres cubes.
Ventilation. Ventilation naturelle. — La ventilation, c’est-à-dire le renonvellement de l’air emprisonné dans les cbambres habitées, s’eiïectue de plusieurs manières ; 1“ par la porosité des matériaux de construction ; ‘i'' par les joints des portes et lenétres ; 5“ par des orilices prati({iiés dans le plancher on les ()arois.
La [)orosité des matériaux de construction est très variable, comme elle est souvent atténnéc on niême annulée par les revêtements imperméables, il convient de n’en pas tenir compte tlans les calculs destinés à lixer le volume d’air pur indispensable à la respiration.
l.a ventilation par les joints des portes et lênêtres, favorisée par l’existence des cheminées, est la plus importante, on peut même dire (pic c’est la plus efticace dans les a[)partenients où l’on séjomaie un certain nombre d’heures.
La ventilation par des orilices spéciaux pratiqués dans les parois est indispensahle dans les locaux destinés à abriter un grand nombre d’individus : salles de classe, dortoirs, casernes, théâtres, etc.
Dans tous les cas, d’ailleurs, le renouvellement de l’air est du à nue dihërence de température entre l’air extérieur et l’air conliné ; celui-ci, plus chaud, tend à s’élever et à sortii' par les orifices supérieurs, tandis que l'air pins froid du dehors pénètre par les orilices inférieurs. Les couranls s’établissent aisément en hiver, en automne et au printemps, mais en été ils sont bien pins faibles
ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE
et souvent renversés; j)eiulanl eette dernière saison la (loiieeur de la température peianet de renouveler l’air largement et sans danger par l’ouverture des portes et des renctres.
Ventilation artificielle. — Lor.s(pie la ventilation naturelle ne s’elïectue pas avec une régularité et une intensité sul'lisantes, il faut déterminer la sortie de l’air vicié par des moyens artificiels. On réalise la ventilation artificielle de deux manières : 1" par appel ; 2“ par refoulement.
Dans la ventilation par appel, on installe au voisinage des bâtiments une cbeniinée d’appel dans laquelle un foyer, constamment allumé, détermine un appel d’air régulier ; on relie les salles que l’on veut ventiler îi cette cheminée, et le tirage (pi’on y maintient pendant un certain temps détermine le renouvellement de l’air.
Dans la ventilation par refoulement, on dispose les conduits d’aération sur un branchement unique, à l’orifice duquel on refoule, au moyen de machines suffisantes, l’air pur, soit à la température de Di degrés, soit préalablement cliaullé.
On a cherché à évaluer la quantité d’air qu’il faut introduire, par la ventilation, dans les lieux habités. A cet égard il n’y a ])as lieu de fixer de limites, ni de discuter les méthodes de calcid, souvent ingénieuses, proposées par les hygiénistes ou les architectes. La seule règle à suivre, est de fournir la masse la plus grande d’air pur, et toutes les dispositions destinées à obtenir ce résultat seront bonnes pourvu (pi’elles ne créent pas
DE L’ATMOSPHÈRE
do courants sensibles (la vitesse do 0 m. bO est la iiieilleure), ou que l’air introduit ne soit pas trop froid. En outre, il faudra autant que ))0ssible, introduire l’air pur le plus près possible des individus et évacuer les gaz viciés par des orilices assez éloignés d’eux, c’est-à-dire situés au voisinage du plafond.
Chauffage. — L’examen sommaire des modes de cbaulfage est nécessaire ici comme complément de la ventilation. Le cbanlfage des lieux habités, secondaire dans le midi de la France, acquiert une importance d’autant pins grande qu’on se rapprocbe le pins du pèle. On sait(jue dans le midi de l’Europe les procédés de cbaulfage sont très primitifs et laissent toujours à désirer, aussi soulfre-t-on beaucoup plus du froid dans ces régions que dans les pays dn nord.
Le j)rocédé le pins rationnel de chauffage des appartements, consiste à em[)ècber les pai-ois de se refroidir an-dessous d’une certaine limite; ce sont donc cellesci (ju’il faudrait échauffer directement pour maintenir la température de 15 degrés environ dans les chambres habitées, (ie mode rationnel n’est pas encore entré dans la pratique, sauf dans les pays froids, en Russie, par exemple, et l’on se borne ordinairement à échauffer l’air.
Chauffage local. — Dans les appartements on dispose nn foyer destiné à chautfer par rayonnement ou |)ar conductibilité les pièces habitées.
Cheminées. — Dans les cheminées, le foyer, adossé à l’ime des parois de la chambre, rayonne dans tonte l’étendue qui lui fait face. L’air destiné à la combustion
KI,ÉMEMS D’HYGIÈNE.
ost onipi’unlô à lu rliniuhro ol so rond dnns la ohoniinôo, mélangé on grand <o\oés aux })i’oduits do la oondjnstinn ; la clialonr élovéo do co.s produits ost perdue pour le
chaullagc, mais une ventilation énergi(|ue sc produit, de sorte (jue si les ])aiiios du corps exposées au foyer s’échauffent, les autres, placées sur le trajet du courant d’air froid, produit par l’appel d’air de la cheminée, s(' î'ofroidissent. On n’cmploie donc que la chaleur rayonnée par le foyer, c’est-à-dire une fraction très petite de celle (pii est produite.
On a essayé d’utiliser une partie de la chaleur perdue en échauiïant l’air avant son entrée dans la pièce ; la plupart des dispositions adoptées
Fipr. 2Ô. — Cliomiiiéc ;i la Runiford. Los , - ,
ilooiios iii(ii(|uoni la (liroriioii (In ooiiraiit daiis ce l)ut se l’amènent
dansla,d.a>nl.roapr(’.savoir(a,’. .’.ohanlV.L cheUlinee (le
Runiford [fig. 25). Dans cette cheminée, le foyer, en terre réfractaire, est entouré d’une chamhre à air qui se continue au-dessus, tout autour d’un tuyau en poteia’e on en fonte qui
m-] i;atmosphère.
emmène les produits de la combustion. La chambre à air communique avec l’extérieur tout à l’ait à sa base et présente, au voisinage du plafond, un certain nombre d’orilices débouchant dans la chambre occupée; dès ([ue la cheminée est allumée, il s’établit un courant d’air venu de l’extérieur qui s’écbaulfe au contact du foyer et du tuyau de dégagement, avant de pénétrer dans la pièce que l’on veut cbauflér.
En même temps on a renoncé aux vastes cheminées ([ui avaient l’inconvénient de fournir un tirage insuffisant, et le foyer, réduit, est muni de trappes mobiles ou tabliers, destinés à obtenir un tirage énergique.
Malgré ces perfectionnements, la cheminée constitue un appareil de cbaulîage coûteux; elle est, en revanche, très agréable et très saine.
Poêles. — Dans les poêles, le foyer, placé au milieu de la pièce à écbaulfer, est complètement entouré d’un revêtement en métal ou en briques ; le rayonnement a lieu de tous cotés, non seulement par le foyer mais aussi par les tuyaux (jui entraînent les produits de la combustion. Le cbaulîage est mieux assuré que pai* les cheminées, mais la ventilation est moins énergique; en outre, l’air, en s’échauffant, devient relativement ])lus sec et on est obligé de vaporiser un peu d’eau, pour mainlenir l’état bygrométique à un degré convenable.
Les poêles à revêlemeni métallique ont l’inconvénient de s’écbauflei' beaucouj) (>t de griller les poussières en dégageant une mauvaise odeur; en outre, lorsque les |)arois sont rouges, elles laissent facilement tiltrer
ÉLÉMENTS DTIYGIÈNE.
l’oxyclo de cai‘l)ono, ffiii peut provoquer les accidents que nous avons fait connaître.
Les ])oêles à revêtement en faïence sont meilleurs, mais ils ont rinconvenient de s’échaidfer lentement.
On a réalisé pour ces appareils, les modifications que Rumford a introduites pour la construction des cheminées, ce sont les poêles à double enveloppe ou les poêles calorifères qui ne laissent pénétrer que l’air préalablement écbauffé au contact du foyer.
Poêles mobiles, poêles économiques. — Les nombreux poêles économiques sont, au point de vue du cbaulîage, de bons appareils, mais, ainsi que nous l’avons fait remarquer, leur faible tirage rend trop souvent possible le reflux des gaz produits de la combustion, notamment l’oxyde de carbone, dans la pièce que l’on veut chauffer. Ils constituent un danger très grave et doivent être prohibés.
Chauffage général. — Les cheminées ou les poêles sont insuffisants lorsqu’il s’agit de chauffer un certain nombre de pièces ou les grandes salles réunissant beaucoup d’individus.
On emploie alors les calorifères à air chaud, à eau chaude ou tà vapeur d’eau. Ces appareils comportent :
un foyer destiné à chauffer l’air, l’eau ou h produire la vapeur; il est ordinairement placé dans les caves ou le sous-sol ; '2“ une canalisation destinée à distribuer le fluide écbaulfé dans les diverses chambres.
Le chauflage à l’air chaud a l’inconvénient de surchauffer et par suite de dessécher l’air; en outre, les poussières organiques sont souvent entraînées et coin mu-
DK i;at.mospiii<;i{i-;.
niqiiont à l’nir une odeur désngrcnl)le. C/est le moins
Fig. 2i. — Calorifère à eau cliamln. A, foyer el R elieiniiiée ; C, chandière ;
F, F, D, poêles à caudiaïule échaiilfée par l’eau provenant de la chaudière C.
Itou des modes de clinunage, malgré les perfectionnements apportés à l’installation des appareils.
ÉLÉMR.NTS D’JIVCIÈNE.
-17ti
Le chaiilïnge à circulation d’eau chaude {fig. *24) est excellent à tous égards : il ne cliaulle ni ne dessèche l’air, il n’introduit pas de j)oussières, mais son installation est coûteuse. (]e procédé de chaulïage, où l’eau est portée à 120 ou à loO degrés, est employé au Luxernhoiii'g, aux Arts et Métiers, à la Lrérectm-e de Police, etc.
Le chaulïage à la vajieur d’eau consiste à utiliser la grande quantité de chaleui' que celle-ci ahandonne en se condensant ; c’est le système qui paraît aujourd’hui le plus en laveur, car il se ])rête mieux <jue tout autre au chaulïage rapide de grandes étendues. C’est celui qu’on emploie dans la plu])art des grandes administrations, lycées, hôpitaux, etc. 11 est très avantageux au ])oint de vue hygiénique, parce qu’il permet d’étahlir, tout le long des murs, les rubans de chaleur qui échauirent rapidement celles-ci et réalisent, dans une certaine mesure, le chaulTagc des parois qui, comme nous l’avons vu, est le seul mode rationnel de chaulïage.
Éclairage. — Nous n’avons à ])arler ici que des modes d’éclairage considérés comme des modilications de l’atmosphère confinée.
Deux procédés sont maintenant en usage dans les esjtaces conliiiés : I" la comhustion des huiles ou fies cai‘l)ures d’hydrogène ( pétrole . ga/ fl’éfdairage ) : 2° l’éclairage électiâque.
'fous les procédés d’éclairage par comlfustion ont l’inconvénient d’ajoutei- une cause nouvelle de viciation de l’air à cfdles (pie nous avons (hqà signalées. L’emploi d(‘s huiles végétales lend :i se resli'eindi’e de plus en plus; l’éclairage au péliadi' (>t surtout au gaz jirennent
DE E’ATMOSl'HÈRE.
une importance cliaque jour plus grande. L’éclairage au gaz est prélëré surtout dans les étahlisseuieuts publics ; à rinconvéuieut de la viciation de l’air par les produits de la combustion, il joint celui d’élever beaucoup la tempéi-ature : cet elïet a été surtout constaté dans les études, dans les salles de réunion et les théâtres. Si l’on ajoute <à ces désavantages les dangers d’explosion et d’incendie, on comprendra ({ue la substitution de l’éclairage électrique ait réalisé, malgré sou prix élevé, un grand progrès au point de vue liygiénicpie.
Parmi les divers })rocédés d’éclairage électrique, les lampes à incandescence doivent être prélérées, elles Iburnissent une lumière uniforme sans écbaullër ni vicier l’air. Cet éclairage, obligatoire maintenant dans les théâtres, est employé dans quebpics établissements d’instruction, notamment au lycée Louis-le-Craud, où les résultats obtenus dans les études et dans les classes sont excellents.
^ 11. — Séjour a l’air lirre
Dans le séjour à l’air libre, toutes les causes d’altération (pic nous avons meutionuées, disparaissent eu raison de la rapidité avec laijuelle la dilfusiou gazeuse a lieu ; mais les propriétés physiques de l’air : teiiqiérature, humidité, jiression, etc., réagissent jilus ou moins favoraldemeut sur l’organisme et fout de l’atmosphère un moditicateur d’autant ])lus puissant (|uc son action s’exerce d’une manière continue.
Température. — Si le sol était uniforme et les
ÉLÉMENTS DTIYGIÈNE.
onux égalomont réparties à sa surface, la tcmpéraiiu'c décroîti-ait graduellement de l’équateur aux pôles, de sorte que sur un même parallèle, celle-ci serait constante. Deux causes importantes modifient cette distribution de la température, ce sont : 1" l’éloignement ou le rapprochement de grandes masses d’eau; '2° les variations d’altitude.
Voisinage des mers. — Au bord de la mer, les eaux, à cause de leur grande chaleur spécifique, régularisent la températiu'e , de sorte que l’écart entre celle de riiiver et celle de l’été est faible et que la température est uniforme. Dans les contrées baignées par un courant chaud, comme les lies Britanniques et la Bretagne, la température moyenne estasse/, élevée ; au contraire quand les cotes sont baignées par un courant froid, comme on l’observe sur le littoral occidental de l’Amérique du Nord, elle devient plus basse. Dans les villes situées loin des mers, le rayonnement produit à la surface du sol est faible pendant les courtes nuits d’été et très important pendant les longues nuits d’hiver, il en résulte un écart considérable entre la moyenne thermométrique de l’été et celle de l’hiver.
On peut juger de l’inllucnce exercée par la proximité des mers sur la température, par le tahleau suivant :
YlLI.ES CONTINENTALES YlLI.ES MARITIMES.
Hiver.
Été.
Hiver.
Été.
Moscou ....
l'idimbourp'.
lierlin
Londres . .
Vienne ....
Dieppe. .
Nancy ....
Brest . . .
Lyon
Lorient . . .
Monlréal (E;;n:ula
.‘Mfifer . . .
DE L’ATMOSl’IlEUE.
Influence de l'cdtUude. — A mesure (jiie l’on s’élève, latem])ératiire décroît plus ou moins rapidement, de sorte qu’à latitude égale et à la même distance des mers, la température moyenne d’un lieu est d’autant |)lus basse que ce lieu est plus élevé, comme ou le voit par les chillres suivants :
TeMPÉRATL’UE