LES SÉCRÉTIONS
lorsqu’elle est propre, deviennent plus graves quand les matières étrangères qui la souillent s’introduisent dans la plaie.
Chevelure. — En raison de la facilité avec laquelle les cheveux retiennent les produits de sécrétion ou de desquamation, ainsi que les poussières, la chevelure réclame des soins spéciaux. Chez les enfants et les adolescents, on doit éviter de garder les cheveux longs; les cheveux ras ou courts croissent plus régulièrement et permettent d’ohtenir à l’àge adulte une chevelure plus abondante ; en outre, ils se prêtent mieux aux soins de propreté. La tète doit être peignée ou brossée tous les jours et de temps à autre savonnée à l’eau tiède pour enlever les pellicules, les poussières et les produits de sécrétion.
On doit veiller, surtout dans les établissements scolaires, à la propreté excessive des brosses ou des peignes et éviter que ces ustensiles servent à plusieurs personnes à la fois; cette habitude, tolérée dans les familles, est mauvaise à cause des chances nombreuses de contamination. La barbe nécessite les mêmes soins que les cheveux et nous avons cité plus haut les dangers des ciseaux ou des rasoirs malpropres, dans la propagation des maladies du cuir chevelu.
Autant que possible, il est préférable de conserver la tète nue, mais, lorsqu’on est obligé de la couvrir, la coilfure doit favoriser la circulation de l’air; celles qui sont imperméables seront proscrites, car, en supprimant les fonctions de la peau, elles favorisent la chute des cheveux.
ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE
Il n’est pas nécessaire d’insister sur le danger des teintures dont on fait trop souvent usage, ou des pommades et cosmétiques destinés à conserver les cheveux ou à les faire repousser. Un peu d’huile ou de pommade sufhsent pour donner aux cheveux la souplesse et le brillant lorsqu’ils se dessèchent et deviennent fragiles.
Soins à donner à la bouche. — La tète présente un certain nombre d’orifices dans lesquels les poussières s’accumulent ou qui sont plus exposés aux souillures, tels que la bouche, les fosses nasales, les conduits
auriculaires; le lavage de ces cavités doit être aussi fréquent que celui du visage.
La cavité buccale réclame des soins particuliers trop souvent négligés. En effet, après chaque repas, les particules alimentaires retenues entre les dents et qui apportent avec elles un grand
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nombre d’organismes microsco-
j)iques, se putréfient sous l’in-
Fig. 26. — Organismes coule- ^ ^ * .
nus dans la cavité buccale, tlueuce de ces derniers et con-
a, b, Lcptothrix huccalis; , e iv t> ,• ti
C, microcoques; d, bacille stitueiit 1111 loyer d mlectioii. Il
en virgule; /•, Sptrorhœie d’eiilevei' avec iiiie aiguille
(Spirillum) buccalis. ^ ^
1111 ]ieu de tartre dentaire, de Uécraser sur une lamelle de verre pour y voir au microscope (lig. ^G) un grand nombre d’organismes, principalement des bactéries. Si beaucoup de ces bactéries sont inoffensives, il en existe de nuisibles : les unes constituent les parasites qui provoquent la carie dentaire et