MASSES ÉGALES
d’eau.
De -h 10 a 3o
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(Confier).
(llaininoiid).
Récipient
en cuivre nu
' Toile de colon pour cbemiscs
Récipient
, Toile de coton pour doublures.
ll'lS"
en
1 Toile de cbanvre
cuivre ^
l Flanelle blanche
recouvert
I Drap bleu foncé
de 1
' Drap garance
, Drap bleu clair
Ib'SO"
On voit que les étoiles de coton et de chanvre sont moins isolantes que les étoffes de laine.
Le second procédé consiste à mesurer l’élévation de la température provocpiée par les rayons solaires, dans des récipients semblables et recouverts d’étoflcs dillerentes. Les expériences de Coulier montrent que, dans ces conditions, la tcm[)ératnre des espaces rcconverls d’étoiles de laine (draps de couleurs diverses) s’élève notablement et dépasse de (i ou 7 degrés celle des récipients protégés par des étoilés de coton, cette dernière se maintenant un peu pins basse que la température des récipients métalli(jues à surface une.
Si ces diverses expériences laissent à désirer an point de vue physique*, elles nous donnent cependant au
1. On peut remarquer, en effet, que dans ces expériences deux propriétés interviennent à la fois pour modifier la durée du refroidissement ou du réchauffement : la conductihililé, d’une part, le jwuvoir émissif, ou absorbant de l’autre.
En ce qui concerne la conductibilité, les résultats ne sont pas comparables au point de vue de la spécificité des substances textiles, car celles-ci sont tissées de manières dilférentes et emprisonnent dans leurs mailles une masse d’air variable. La toile de lin à fibres lisses, s’appli-
ÉLÉMENTS DTIYGIÊNE.
j)oint de vue hygiénique des renseignements suffisants.
Lorsque l’on scjonrne dans un milieu à température constante où le rayonnement solaire est intense, les meilleurs vêtements sont ceux de lin ou do chanvre pendant toute la durée du rayonnement; mais si l’on est exposé à des variations de température assez grandes ou à un rayonnement intermittent, on doit préférer les étolfes de laine hlanche et légère aux étolfes de coton ou de chanvre, car le refroidissement du corps est très raj)ide lorsqu’il est })rotégé par ces dernières.
Dans les pays où l’air est vif ou froid, les vêtements de laine plus ou moins épais sont indispensables ; on emploie souvent des teintes noii'es ou foncées, parce qu’elles sont moins salissantes, mais la teinte hlanche serait préférable. Lorsque le froid est très vif, la peau des animaux couverte de poils, désignée sous le nom de fourrure, est un excellent isolant, quand on la place sur les vêtements, le poil en dedans.
Absorption de l’eau par les vêtements. — La peau est le siège de sécrétions que le vêtement doit favo-
quant sur la peau, est plus coiuluclrice que eelle de coton et paraît plus Iroidc, cette dernière l’est plus que l’étofle désignée sous le nom de inollelon de colon dont une des faces, pelucheuse, enij)risonne entre les libres enchevêtrées une masse d’air considérable, enfin les étoiles de laine sont plus ou moins conductrices suivant l’arrangement des fibres.
Quant au pouvoir émissif qui égale, comme ou sait, le jiouvoir absorbant, il dépend de la nature des libres textiles et de leur teinte; les teintes foncées (noir, bleu) possédant un pouvoir émissif plus considérable que les teintes claires (jaune, rouge). Ce sont les étolfes blanches qui possèdent les pouvoirs émissif et absorbant le plus faibles.
Or, dans les expériences rapportées plus haut, on a employé des étoffes de couleurs dilfércntes et, par suite, non comparables entre elles au point de vue de la nature de l’étolfe.
LA PEAU. — LES SÉCRÉTIONS
riser en les absorbant, sans cesser d’être le meilleur isolant thermique.
Tonies les étoiles jouissent de la propriété d’absorber l’eau et les produits de sécrétion en plus ou moins grande quantité; à ce point de vue, les étofl'es de laine sont supérieures aux étoffes de coton ou de toile, non seulement par leur plus grande capacité d’absorption, mais par la lenteur avec laquelle elles se saturent d’humidité. En outre, lorsque les vêtements sont saturés d’eau, les toiles de lin ou de coton perdent rapidement celle-ci par évaporation en produisant un refroidissement considérable ; au contraire, les étoffes de laine se dépouillent lentement de l’eau d’irnbibition et comme d’ailleurs elles ne s’appliquent pas sur la peau aussi étroitement que les précédentes, elles ne provoquent pas CCS refroidissements brusques et souvent dangereux qui succèdent à une transpiration active.
Les étoffes de laine sont donc encore préférables aux étoffes de coton, malheureusement leur prix est assez élevé et le nettoyage en est difficile ; aussi a-t-on l’habitude d’employer les étoffes de coton, de lin ou de chanvre comme linge de corps, qui peut être renouvelé fréquemment et purifié aisément.
Dans les circonstances ordinaires, lorsque la transpiration est peu active et que l’on peut changer fréquemment le linge de corps, les étoffes de lin ou de coton n’ollrent pas d’inconvénients. Si la transpiration est active et que l’individu soit exposé à des périodes de repos succédant à des |iériodes d’activité, il y a des inconvénients ti’ès graves à conserver sur la peau, sans
ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE
en changer, les étoffes humides de coton ou de lin; un vêtement de flanelle est alors indispensable, surtout en été et dans les régions chaudes, chez les soldats, les ouvriers, les touristes, etc.
Perméabilité des vêtements. — La perméabilité des vêtements est indispensable non seulement pour que les échanges gazeux dont la peau est le siège puissent se produire, mais encore pour que l’air puisse circuler lentement jusqu’à la peau et entraîner la vapeur d’eau et les produits gazeux de déchet. Les étoffes tissées jouissent toutes de cette propriété, mais tandis que le lin et le chanvre perdent, par l’imbibition, une partie de leur perméabilité, les étoffes de laine la conservent encore lorsqu’elles ont absorbé une grande quantité d’eau.
Dans certains cas, pendant la pluie, la perméabilité des vêtements devient un inconvénient parce qu’en laissant pénétrer l’eau, elle peut provoquer des accidents (bronchites, rhumatismes, etc.). On a cherché à remédier à ces inconvénients à l’aide d’étoflés imperméables constituées par des lames de caoutchouc appliquées sur la laine; ces vêtements, surtout lorsqu’ils enveloppent le corps, suppriment la circulation de l’air, atténuent la vaporisation qui se produit à la surface de la peau et, pendant la marche, deviennent plutôt nuisibles qu’utiles par la transpiration abondante qu’ils déterminent. Il est préférable de renoncer aux étoffes imperméables en conservant seulement une petite pèlerine destinée à protéger les épaules et la partie supérieure du cor[)s.
LA PEAU. — LES SÉCRÉTIONS
Depuis longtemps aussi on emploie des étoffes de laine dont la perméabilité pour l’eau est notablement diminuée par l’immersion dans l’acétate d’alumine à 1 pour 100, tout en conservant une grande perméabilité pour l’air ; ces étoffes sont bien préférables aux vêtements dits imperméables. 11 est bien entendu que les étoffes ainsi préparées ne doivent être employées que momentanément et à titre de manteaux ou pèlerines, pendant la pluie ; elles ne sauraient convenir pour constituer le linge de corps ou les vêtements habituels, puisqu’elles ne pourraient absorber la sueur et les autres produits sécrétés par la peau.
Mode de fixation des vêtements. — Les dispositions adoptées pour fixer les vêtements au corps sont très variées et trop souvent défectueuses, parce qu’elles compriment la peau ou les viscères et constituent un obstacle au libre jeu des organes ou même à leur croissance.
Le vêtement idéal pour les enfants et les adolescents est un vêtement en laine légère et souple, désigné sous le nom de jersey, qui se moule exactement sur le corps, en exerçant une pression très faible mais suffisante pour le maintenir; par son élasticité, il se prête à tous les mouvements des membres, de la cage thoracique et des viscères ; c’est le vêtement adopté par les gymnastes et les coureurs. Si les variations de climat, les exigences trop souvent impérieuses de la mode, ne permettent pas de l’employer, les vêtements qui le remplacent devront toujours être fixés par de larges surfaces, à l’aide d’une pression modérée, et, autant que possible.
ÉLÉMEINTS D’HYGlÈiNE.
retenus par des brides passant sur les épaules, de manière à n’apporter aucune gêne dans les mouvements.
L’emploi des ceintures étroites ou des cuirasses qui étranglent-la base de la poitrine doit être proscrit, surtout chez les adolescents, à cause des entraves qu’elles apportent aux mouvements respiratoires. On a condamné avec raison le maillot pour les jeunes enfants, pourquoi conserver, chez les adolescents, des appareils de constriction aussi nuisibles?
Protection de la peau contre les chocs. — Les étoffes ordinaires servent à protéger suffisamment la peau contre les frottements ou les chocs accidentels ; seules, les extrémités des membres inférieurs en contact avec le sol exigent une protection plus efficace réalisée par les chaussures.
Tandis qu’une simple semelle suffit dans les régions chaudes pour protéger la face plantaire, il est nécessaire, dans les climats tempérés et froids, de protéger le pied par un revêtement plus complet. C’est ordinairement le cuir que l’on emploie pour confectionner les chaussures, mais malfieureusement, au lieu de mouler la chaussure sur le }>ied, on fabrique tro[> souvent des chaussures difformes dans lesquelles le })ied se loge tant bien que mal au prix de déformations souvent douloureuses et incurables.
LA PEAU. — LES SÉCRÉTIONS
§ III. — Des soins a donner a la peau
Nous venons de voir que le vêtement, tout en assurant la protection de la peau, permet à celle-ci d’accomplir régulièrement ses fonctions; il se charge par imhibition des matériaux de déchet et, par les frottements , provoque la desquamation régulière de l’épiderme; si le linge de corps est fréquemment renouvelé, il en résulte de grands avantages. Malgré ces précautions, au bout d’un temps variable suivant les saisons ou le genre d’occupation, les sécrétions s’accumulent à la surface du corps, fixent les poussières, obstruant ainsi les orifices excréteurs et ralentissant les fonctions de la peau ; il faut alors rendre à celle-ci sa souplesse et sa perméabilité premières. On obtient ce résultat de plusieurs manières.
D Purification de la peau. — Bains de propreté. — Le véritable bain de propreté est le bain chaud, dont la température est comprise entre 50 et 37 degrés. Dans ces conditions, il ne se produit aucun échange entre l’eau et le corps et l’on peut y séjourner pendant longtemps sans être incommodé. On prend les bains chauds dans une baignoire ou dans une piscine et, après 15 ou 20 minutes de séjour, la peau ramollie se dépouille de toutes les iinpviretés qui la souillaient; ajoutons que le séjour dans un bain chaud est excellent pour reposer des fatigues d’une longue course.
Lorsqu’il s’agit de grandes agglomérations, la dé-
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pense d’eau et de chaleur indispensables pour réaliser ces bains de propreté les rend onéreux pour les classes pauvres ; si l’on n’a en vue que la purification du corps, on peut obtenir à moins de frais le même résultat au moyen du bain-douchc de propreté, préconisé depuis longtemps par les médecins militaires.
Dans ce bain, l’immersion dans une baignoire est remplacée par plusieurs douches d’eau à 54 ou 55 degrés, qui tombe en pluie sur le corps des individus placés dans des bassins étanches. En France et en Allemagne, on a installé, dans les casernes, des bains-douches qui permettent, avec 5 à G litres d’eau par tête, de soumettre tous les soldats à un lavage complet, deux ou trois fois par mois.
2° Moyens d’activer les fonctions de la peau. — Action de l’eau fraîche. — L’eau froide seule est souvent insuffisante à purifier la peau sans l’emploi de savon, mais elle exerce à l’état de douches, de lotions ou de bains et, en raison de sa température, une action physiologique remarquable .
Quand le contact de l’eau froide et de la peau est de courte durée, la première et la plus importante modification porte sur la circulation capillaire périphérique : les nerfs vaso-constricteurs, mis en activité, provoquent le rétrécissement des artérioles et, })ar suite, une diminution de l’afflux du sang dans la peau. Après l’action du froid, survient une période de réaction, pendant laquelle les vaso-dilatateurs interviennent pour dilater les artérioles et produire une exagération de la circulation périphérique.
LA PEAU. — LES SÉCRÉTIONS
En outre, dès que l’eau froide touche le corps, le cœur est fortement excité et ses battements sont irréguliers et précipités, puis, pendant la période de réaction, le rythme augmente. Le nombre des globules paraît accru, ainsi que l’activité physiologique de chacun d’eux. Enfin la respiration est aussi modifiée : après un arrêt suivi de grandes inspirations, on constate que, pendant la période de réaction, les mouvements respiratoires s’accroissent en nombre et en intensité.
Les actions multiples de l’eau froide sur la circulation et la respiration provoquent un abaissement de la température du corps, abaissement qui peut atteindre 1 degré et qui persiste plusieurs heures après la douche, même lorsque l’individu prend de l’exercice. Les phénomènes réflexes qui entrent en jeu dans les modifications subies par la respiration et la circulation augmentent aussi l’activité des centres nerveux et excitent la moelle épinière. 11 résulte de ces diverses actions une influence très marquée de l’eau froide sur la nutrition générale et, par suite, sur la circulation et la respiration cutanées.
L’eau froide peut. être appliquée sur le corps de diverses manières, par immersion dans l’eau des rivières ou de la mer ou à l’état de douches et de lotions.
Bains de rivière. — Lorsque l’eau est trop froide (température inférieure ou égale à 10 degrés), il y a du danger à prendre un bain de rivière ou d’eau douce parce que sa durée ne peut pas être assez courte ; à cette température, l’eau est administrée en douches et seulement chez les personnes habituées à son action ;
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à 15 OU 20 degrés, il ne faut pas prolonger le bain au delà de 10 minutes, et à une température de 20 à 25 ou 50 degrés, on peut y séjourner plus longtemps, mais toujours à la condition de se donner du mouvement. En tout cas, on ne doit jamais y séjourner après l’apparition des premiers frissons qui succèdent à la période de réaction.
On ne doit se baigner que trois beures au moins après un repas copieux et ne pas se jeter à l’eau après une course ou un travail musculaire qui ont mis le Corps en sueur; cependant, si le contact de l’eau froide ne dure que quelques secondes, on peut la supporter à cet état, plutôt que d’attendre, en se refroidissant, que le corps soit sec.
Bains de mer. — Dans les bains de mer, le choc des vagues, les sels renfermés dans l’eau, ajoutent leur action à celle de l’eau froide et font de ces bains des toniques et des excitants. Comme pour les bains de rivière, la durée du séjour doit être d’autant plus faible que la température est plus basse; il est toujours imprudent de se baigner dans l’eau dont la température est inférieure à 15 degrés. La dui'ée du bain de mer, pour les personnes non babituées, ne doit pas dépasser 2 ou 5 minutes au début, et 10 minutes pour les personnes accoutumées et à la condition d’exécuter des 'mouvements pendant toute la durée du bain ; après le bain, on bivorisera la réaction par des frictions, par la marche. Les bains de mer, si favorables aux tempéraments lymphatiques, aux scrofuleux, doivent être interdits aux personnes nerveuses.
LA PEAU. — LES SÉUPiÉTIO.NS.
Douches, lotions, draps mouillés. — L’application de l’eaii froide à la siii-tace du corps au moyen de douches, de lotions, ou par l’application de draps mouillés, est entrée depuis longtemps dans 1a tliérapeuti([uc sous le nom à' hydrolhérapie ; mais, en raison des troubles qu’elle détermine dans la circulation et la respiration, on ne doit l’employer (pi’avec les conseils et sous la direction d’un médecin.
Inconvénients et avantages des bains ou douches d’eau froide. — Les troubles déterminés par les douches ou les bains froids dans l’activité du cœur peuvent produire des accidents graves chez les personnes atteintes de maladies de cœur; on doit les leur interdire aussi bien (ju’aux individus sujets aux congestions pulmonaires, cérébrales, etc. Par contre, les douches sont d’une grande efticacité dans certaines alléctions, principalement chez les anémiques.
Au point de vue hygiénique, l’hydrothérapie peut jouer un rôle important dans le développement de riiomme : en activant la nutrition générale et les fonctions de la peau, en régularisant la circulation et l’action du svstème nerveux, l’action de l’eau froide devient un auxiliaire précieux des divers exercices de gymnastique, et l’on ne saurait trop encourager la pratique des bains froids ou des douches dans nos établissements scolaires qui, à ce point do vue, laissent beaucoup cà désirer.
Étuves. — Bains de vapeur. — L’activité des fonctions de la [)cau est stimulée par d’autres procédés, tels (jue le séjour dans une atmosphère chauiïée, sèche ou
ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE
humide, qui provoque une sudorification aliondante. Le séjour dans une atmosphère iiumide est moins bien supporte que dans une atmosphère sèclie, et, dans ce dernier cas, la température peut être élevée jusqu’à 50 degrés sans inconvénients. Lorsque le corps est couvert de sueur, on se plonge dans l’eau froide, ou l’on fait des allusions d’eau tiède. Un désigne sous le nom de bains russes les bains dans lesquels on emploie l’étuve bumide suivie d’une application d’eau froide, et sous le nom de bains turcs ou de bains maures, ceux dans lesquels on emploie l’étuve sèche.
Massage. — Signalons encore le massage comme un moyen de dépouiller la peau des débris d’épiderme qui la recouvrent et de nettoyer les orilices des glandes sudoripares ou sébacées, de manière à rétablir la circulation et la respiration cutanées.
Soins particuliers de la peau. — Outre l’action exercée par les applications générales d’eau froide ou chaude, certaines parties du corps réclament des soins spéciaux.
Parties découvertes. — Le visage et les mains sont plus exposés, en raison de l’absence de revêtement, aux causes de souillures ; ils réclament des soins journaliers, consistant en lavages fréquents, soit à l’eau pure, soit à l’eau mélangée dè savon, auxquels on ajoute des frictions à l’alcool aromatisé qui donnent du ton et de la fermeté à la peau. Ces soins de propreté sont indispensables dans les parties découvertes surtout chez les enfants, parce que les déchirures de la peau, sans danger
LA l'EAU.