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ODORAT, GOÛT ET TOUCHER

Odorat. — Le sens de l’odorat nous renseigne sur les propriétés de certains corps volatils et nous permet, en raison de son excessive sensibilité, de nous délcndrc à temps contre l’arrivée des gaz ou des vapeurs toxiques ; en outre, les parfums des aliments excitent l’appétit et par là même facilitent la digestion,

La sensibilité du nerf olfactif dépasse, non seulement les autres organes des sens, mais encore les procédés d’analyse les plus délicats, puisque, d’après Valentin, nous pouvons discerner l’odeur de ^ „ de milligramme de musc. La sensibilité de la muqueuse olfactive s’émousse facilement par l’abus des odeurs et des parfums qu’un trop grand nombre de personnes affectionnent ; le tabac, à priser abolit aussi la sensibilité de la muqueuse olfactive.

. Goût. — Le goût concourt, avec l’olfaction, à exciter la sécrétion des glandes salivaires ; il a donc un rôle important à jouer dans l’alimentation ; il est émoussé par l’abus des condiments âcres et irritants ; aussi ne doit-on user de ces derniers (jue pour réveiller l’appétit capricieux.

Toucher. — Le toucher s’exerce au moyen de la peau et l’on sait que les terminaisons nerveuses des papilles du derme sont soustraites à l’action directe des chocs, par une couebe é[)idermi({ue d’épaisseur variable. 0\iand l’éjuderme est épais, comme cela a lieu elle/. tou> ceux ipii se livrent aux travaux m,i-

ÉLÉMENTS D’HYGIÈNE

miels, la sensibilité de la peau est faible; à mesure que répiderme s’amincit, la sensibilité augmente et elle devient inaxima quand l’épiderme vient de se reconstituer à la surface d’une plaie ou d’une brûlure ; mais en même temps les chocs et les frottements deviennent très douloureux lorsqu’ils sont un peu violents.

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