DÉSINFECTION DES LOGEMENTS INFECTÉS
A. — Désinfection par l'acide sulfureux.
On procédera par la coinbuslion de 40 grammes de soufre par mètre cube de l’espace à désinfecter en opérant de la façon suivante :
On colle ({uebjues bandes de paj)ier sur les fissures on joints qui pourraient laisser échapper des vapeurs sulfureuses.
On fait bouillir sur un réchaud pendant une demi-heure, une certaine quantité d’eau, de manière à remplir la cliambre de vapeur.
Du soufre concassé en très petits morceaux est place dans dos vases en terre ou en fer peu profonds, largement ouverts et d’une contenance d’environ un litre.
Les vases en fer sont d’une seule pièce ou rivés sans soudure.
Pour éviter le danger d’incendie, on place les vases contenant le soufre au centre de bassins en fer ou de baejucts contenant une couche de 5 à 6 centimètres d’eau.
Pour enflammer le soufre, on l’arrose d’un peu d’alcool, ou on le recouvre d’un peu de coton indnbé de ce liquide auquel on met le feu.
Le .soufre étant enflammé, on ferme les portes de la pièce, et l’on colle des bandes de papier sur les joints.
La chambre n’est ouverte ({u’au bout de 24 heures.
B. — Désinfection par le sublimé.
La désinfection des murs créj)is, blanchis à la chaux, couverts de papiers de tenture, sera faite méthodi({ucment sur toute la surface des parois des chand)res, à l’aide de pulvérisations avec la solution forte de suhiimé. On commencera à pulvériser cette solution à la partie supérieure de la pai'oi suivant une ligne horizontale et l’on descendra successivement de telle sorte que toute la surface soit couverte d’une couche de li({uide pulvérisé en fines gouttelettes.
ai>pem)k;k.
Les planclicrs, carrelages, boiseries ou jtisés seront laves à l’eau bouillante, balayés, essuyés et arrosés avec la même solution.
L’adniinistration municipale veillera à la désinfection, et, au défaut des habitants, y procédera d’oflice.
11 est de son devoir d’assurer un abri aux habitants du logeinent, pour procéder à une purilication sérieuse.
La chambre n’est rébabitéc qu’après avoir subi une ventilation d’au moins vingt-(iuatre heures.
IX. Hygiène privée. — Eau polahle. — On doit veiller avec un très grand soin à la pureté de l’eau potable.
Kn cas d’épidémie, boire de l’eau bouillie.
L’eau provenant des puits susceptibles d’étre souillés est prohibée.
Les boulangers ne doivent jamais, dans la fabrication du pain, se servir de l’eau do ces puits.
Sont interdits dans les cours d’eau le lavage des linges contaminés, ainsi que la projection de toute matière de déjections.
Déclaration obligatoire. — Tout cas de maladie contagieuse doit être immédiatement déclaré à la mairie.
Voitures. — Les voitures dans lesquelles ont été transportés des malades atteints de maladies contagieuses doivent être désinfectées ; elles seront lavées avec l’une des solutions fortes.
X. Hygiène publique. — Toutes les causes d’insalubrité qui préparent le terrain à l’invasion des épidémies, doivent être écartées lorsqu’il s’agit d’une maladie contagieuse.
Aussi les règles d’hygiène générale, applicables en tout temps, seront-elles plus rigoureusement observées en temps d’épidémies, surtout en ce qui concerne :
La pureté de l’eau potable;
Les agglomérations d’individus, les fêtes, les foires, les pèlerinages ;
La surveillance et l’approvisionnement des marchés;
La jiropreté du sol ;
Le contrôle minutieux des puits et la recberebe des causes possibles d’infection;
L’enlèvement régulier des immondices* ;