INSTRUCTIONS GÉNÉRALES
I. — Les maladies transmissibles contre lesquelles il y a lien de prendre des mesures pour en empêcher la transmission sont :
Le choléra,
La fièvre typhoïde,
La dysenterie épidémique,
La diphtérie,
APPENDICE
oCm
La variole et la varioloïde,
La scarlatine,
La rougeole,
La sueüe miliaire,
La coqueluche,
La tuberculose.
IL — Les moyens de transmission des maladies contagieuses sont : 1° Le malade, ses déjections et ses produits de sécrétion;
2° L’eau et les aliments ;
5° Les personnes qui sont ou ont été en rapport avec le malade ;
4° Les objets ayant servi au malade (vêtements, linge, meubles, etc.) ;
5° Les pièces occupées par le malade ;
6“ Les cadavres.
III. — Toutes les affections contagieuses n’e.vigent pas l’emploi des mêmes moyens. Une instruction spéciale à cbaqne maladie indiquera les mesures à prescrire contre la propagation de cette maladie.
.Mais dans toutes les maladies contagieuses on cbercbe à obtenir le même résultat : empêcher le premier malade de transmettre sa maladie ou de devenir ainsi le foyer d’une épidémie, empêcher l’étincelle d’allumer un incendie.
Pour cela, il faut obtenir le plus rapidement possible :
1° L’isolement du malade;
2° La désinfection de ses déjections, de ses produits de sécrétion, de ses linges, des objets qui l’entourent et de son logement.
IV. — ■ Dès qu’un cas est signalé, le médecin des épidémies, ou un médecin spécial délégué, constate la nature de l’aflection.
Si le malade ne peut être isolé et s’il ne peut recevoir chez lui les soins convenables, il doit être, quand il y consent, transporté à l’hôpital et son logement immédiatement désinfecté.
Dans le cas où le malade ne sera pas transporté à l’bôpilal, il sera nécessaire de l’isoler complètement dans une chambre spéciale. Les personnes appelées à lui donner des soins pénètrent seules auprès de lui.
Tant que le malade séjournera dans la chambre, les objets qu’elle
ÉLÉMENTS iniYGIÈNE.
renlonnc ii’eii sortiront pas sans avoir été préalablement désinfectés, surtout s’il s’aj^it de linge de corps et de literie. Le malade guéri devra avant de sortir prendre un bain savonneux, mettre du linge blanc et se vêtir d’habits désinfectés.
V. Désinfection. — La désinfection a pour but d’empécber l’extension des maladies contagieuses en détruisant les germes ou en les rendant inolfensifs.
Uiie instruction spéciale pour cbaque maladie indiquera le procédé de désinfection à employer..
Il est nécessaire d’ajouter à la désinfection la propreté rigoureuse du malade, de son entourage et du milieu dans lequel il est placé.
YI. — Les germes morbides seront détruits :
1° Par l’exposition des objets dans une étuve à vapeur sous pression ;
2° Par l’immersion dans l’eau bouillante ;
5“ Par l’action des solutions désinfectantes.
Les désinfectants principalement recommandés sont :
Le sulfate de cuivre;
Le chlorure de chaux fraîchement préparé ;
Le lait de chaux fraîchement préparé ‘ ;
Le sublimé.
On fera usage de deux solutions suivant les circonstances indi- (juées plus bas ;
L’une forte :
Sulfate de cuivre, chlorure de chaux, 5 pour 100, c’est-à-dire 50 grammes de cuivre, de chlorure de chaux dans un litre d’eau ; lait de chaux 20 pour 100.
1. Pour avoir du lait de cliaux très actif, ou prend de la chaux de lionne qualité, on la fait se déliter en l’arrosant petit à petit avec la moitié de son poids d’eau. Onanil la délitescence est eirecluée, on met la poudre dans un récipient soigneusement bouché et placé dans un endroii sec. Comme 1 kilojiframmc de chaux qui a absorbé 500 grammes d’eau pour se déliter, a acquis un volume de 2 litres 200, il suffit de la délayer dans le double de sou volume d’eau, soit 1 litres 400 pour avoir un lait de chaux qui soit environ à 20 pour 100. Pour désinfecter des selles des malades, on verse dessus une proportion de lait de chaux égale en volume à 2 pour 100.
AITENDICE.
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L'autre faible :
Sulfate de cuivre, chlorure de chaux, !2 pour 100, c’est-à-dire 20 grammes de ces substances dans un litre d’eau ; lait de chaux 7 pour 100. La solution de sublimé sera employée à 1 pour 1000 (forte) et 1/2 pour 1000 (faible) suivant les cas. La solution de sublimé sera colorée avec la fuchsine ou l’éosine et additionnée de 10 grammes d’acide chlorhydrique par litre.
L’emploi de ces divers procédés variera suivant la nature de l’objet à désinfecter.
VIL — Pour le lavage des mains on se sert de la solution faible.
Les déjections ou produits de sécrétion des malades seront désinfectés avec la solution forte.
Dans le choléra :
Matières de vomissements.
Selles,
Urines.
Dans la diphtérie et la scarlatine :
Matières de l’expectoration et de vomissements,
Mucus nasal,
Urine.
Dans la fièvre typhoïde et la dysenterie :
Selles.
Vlll. — La maladie terminée, on fera porter à l’établissement de désinfection les vêtements, les lits, oreillers, matelas et couvertures, les tapis, etc., etc.
On s’abstiendra de trop les remuer et on les placera dans un drap imbibé d’une solution désinfectante. S’il n’y a pas d’établissement de désinfection, les habits seront désinfectés à l’acide sulfureux de la façon qui est indiquée ci-de.ssous (désinfection du logement infecté).
La chambre sera désinfectée par des fumigations de soufre ou des pulvérisations d’une solution de sublimé de la façon suivante :
ÉLÉMENTS D IIYGIÈNE.