‹ Principes d'orientation sociale; (volume 2)Chapitre 11 sur 79 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Ce sont les considérations qui précèdent qui ont amené M. Balfour à une opinion différente de celle des optimistes. A première vue, il semble que ces derniers aient raison. A en juger par des faits dignes de foi, il faut bien reconnaître que la richesse de l'Angleterre, ainsi que le bien-être général de la population, sont plus grands qu'ils ne l'ont jamais été. L'Angleterre est riche et prospère, non seulement en apparence, mais en réalité. D'autre part, il n'est pas possible de découvrir d'indices prouvant qu'elle « mangerait son capital ».

Mais tout cela ne dispense pas de songer à l'avenir. 11 faut rechercher les tendances du commerce — étudier la dynamique et non seulement la statique du commerce et de l'industrie.

Le mal résidant dans l'existence de tarifs

protecteurs à Tétranger, il ne sera possible à l'Angleterre d'obtenir une plus grande liberté dans les échanges, qu'en négociant avec les pays protectionnistes. Mais pour cela, il faut qu'elle se dégage du principe auquel elle s'est asservie et qui est celui du libre-échange. La mesure d^ns laquelle elle se servira de sa liberté est une question secondaire, bien qu'elle soit fort importante. L'essentiel, c'est qu'elle reconquière la liberté.

Dans le discours qu'il a prononcé à Sheffield, le l^"" octobre 1903, quelques jours après la publication de sa brochure, M. Balfour a insisté sur la nécessité, pour l'Angleterre, de récupérer son droit de négocier des traités de commerce.

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