PAS DE ZOLLVEREIN
Les colonies ne sont nullement disposées à acquiescer à la seule proposition logique que
(i) Voir note, p. 17.
comporte le plan de M. Chamberlain : rétablissement d'une union douanière entre la métropole et les colonies, à Tintérieur de laquelle régnerait le libre-échange. Elles entendent gérer leurs affaires comme elles le jugent bon. Les colonies sont jeunes et leurs finances dépendent des impôts indirects. Elles croient aussi que le protectionnisme est nécessaire à l'encouragement de leurs industries naissantes. Une union douanière sur le modèle du Zollverein allemand serait une impossibilité. Les colonies sont séparées Tune de l'autre par des distances qui comportent plusieurs jours de voyage, et elles ont chacune leurs propres intérêts industriels.