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CHAPITRE IV

L'État et la Production

L'État, ayant assuré par un enseignement capacitaire fortement organisé les meilleures conditions de production, doit-il encore prendre d'autres mesures générales?

D'abord, à l'égard des producteurs à tous les degrés, chefs d'exploitation, directeurs, employés, ouvriers, l'État doit avoir pour principe de laisser à tous la plus grande liberté.

Plus, en effet, les hommes seront capables individuellement, mieux ils seront en état de se diriger eux-mêmes. Diffusion de la capacité ET extension de LA LIBERTÉ vont dc pair : l'un ne se conçoit pas sans l'autre.

L'État doit laisser aux capacités la liberté

de s'utiliser, de se classer, tout en créant les organisations nécessaires pour que cette utilisation et ce classement puissent s'effectuer avec la plus grande facilité. L'État ne décrète pas le progrès ni l'économie dans la production; ce n'est pas son rôle et jusqu'ici il n'en a pas la capacité; mais il doit s'ingénier à les favoriser par tous les moyens appropriés.

En somme, la politique sociale doit toujours tendre, conformément au principe directeur du productivisme, à rendre la production la plus économique possible.

A l'égard du travailleur, quel qu'ils soit, elle visera, non pas tant à le payer cher, ce qui mène, au surplus, à produire à prix élevé les choses qu'il emploie, mais plutôt à faire intervenir DE PLUS EN PLUS DES MACHINES ET DES

CAPACITÉS DANS LA PRODUCTION, de façon à lui offrir toutes choses sans cesse meilleur marché et à réduire de plus en plus son temps de travail en accroissant celui de sa distraction et de son repos.

Néanmoins, le travail doit être payé ce qu'il vaut sur le marché du travail, comme le capital sur le marché financier, et c'est une chose bien connue, d'ailleurs, que l'ouvrier qui

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