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CONSTITUTION DES SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES ET COM- MERCIALES

Quant au moment présent, il est urgent de procéder à la revision des lois sur les sociétés commerciales afin d^empêcher à Tavenir le lancement trop facile d^affaires quelconques, au profit presque exclusif des lanceurs et au préjudice des actionnaires. On pourrait, par exem-

pie, imposer aux fondateurs d'une affaire l'obligation d'y rester intéressés pendant cinq à dix ans; les apports devraient n'être payés qu'en bénéfices excédant un certain minimum; etc.

Il est légitime, en effet, que la personne qui apporte aune entreprise en formation des études et des projets ne puisse réaliser les titres reçus en rémunération de ces apports qu'après constatation certaine d'un bénéfice continu à déterminer; jusque là, elle devrait rester obligatoirement co-associée à l'entreprise qu'elle a contribué à monter. Les mesures à prendre à cet égard sont évidemment à examiner de près; mais, de toute façon, la revision de la législation en vigueur doit se faire.

Le nombre de mauvaises opérations industrielles se trouverait être ainsi considérablement réduit. Sans cesse, d'ailleurs, la législation sur les sociétés commerciales, qui est, en somme, la vraie législation capitaliste, devra être revisée et orientée dans le sens entièrement productiviste, de façon à ce que les bénéfices ne s'acquièrent que légitimement, en proportion des capacités et des responsabilités correspondant aux risques courus, ce qui est la vraie formule productiviste du profit capitaliste.

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