‹ Principes de biologie (volume 2)Chapitre 25 sur 75 · VI. Exogènes · texte numérisé non relu

VI. Exogènes

périg;ynes

cpigynes

r Amcntalées \ Urlicalécs I Euphorbialécs V etc., etc.

/ Violalées

Cistalées

Malvalées etc., etc.

Ficoïdalées

Daphnalées

Rosalées etc., etc.

Gampanalées

Myrtalées

Cactalécs etc., etc.

Dans celte classification, l'arrangement recfiligne a disparu, il y a une rupture en groupes primitifs, groupes se- <îODdaires et groupes tertiaires qui ne sont pas susceptibles de se ranger en ordre sériaire, mais seulement en ordre divergent et redivergent. Si j'avais Tespace nécessaire pour montrer comment les familles se subdivisent en ordre, ceux- <îi en genres, et ceux-ci en espèces, on verrait se manifester encore davantage le même principe de coordination. En étudiant les définitions de ces classes primaires, secondaires, tertiaires, on verra que les plus vastes se distinguent les unes des autres par des attributs qui connotent d'autres attributs; que chacune des classes plus petites comprise dans Tune des plus grandes, se distingue d'une façon analogue des classes plus petites comprises avec elle dans la grande ; et que de la sorte, à mesure que les classes deviennent plus petites, elles ont un plus grand nombre d'attributs coexistants.

3G4 LES liNDUCÎÏlOiNS DE LA DIOLOGIE.

§ 100. La classificalion zoologique a eu une histoire aaa> logue. Le premier essai connu de nous qu'on ait fait pour arranger les animaux de manière à mettre en lumière leurs^ alïinités, est celui do Linné. Ce grand naturaliste les grou-

paitde la manière suivante (1) :

Cl. I. MAiiJiAiiA. Onl. [ ^'""^^ ^'^^' '"''*' •^'•'«*- ''**""• ^^'

( luae, Ccte.

fi H AvFs n l S Accipitres, Picœ, Anscres, Grallœ, GalUnip^

( Passeres.

Cl. ut. Ahphibia. Ord. Reptiles, Serpentes, Nantes.

Cl. IV. PiscES. Ord. Apodes, Jugulares, Thoracici, Abdominales.

Cl. V. INSECT.\. Ord. \ ^^leoptera, Hemiptera, I^pidoptera, Neurop-

' ( tera, Diptera, Aplcra.

Cl \'I Vebmes ûd i Intcstina, Mollusca, Teslacea, LithophyUi,

\ Zooplu'ta.

Cet arrangement de classes est évidemment basé sur une gradation apparente de rang ; et la place occupée par les ordres trahit également le désir de ranger les animaux en série rectiligne, en commençant par les formes les plus élevées pour finir par les plus inférieures. D'une part, l'idée générale et vague de perfection, détermine le caractère do» minant de la classification; d'autre part, ses groupes subordonnés sont déterminés par les attributs externes les plus évidents. Non-seulement Linné, mais ses adversaires, qui proposaient d'autres systèmes, a obéissaient à l'impression que les animaux devaient être arrangés en classes, ordres et espèces, suivant la ressemblance plus ou moins exacte de leurs caractères externes. » Cette conception a survécu jusqu'à l'époque de Cuvier. « Les naturalistes, dit Agassiz, cédaient à la tendance d'établir une série uniforme qui comprît tous les animaux, entre les anneaux de laquelle on

(1) J'emprunte cette classification et les trois qui suivent (en les abrégeant) à Touvrage d'Agassiz, Etsay on classification.

apposait qu'il y avait des intervalles inégaux. La devise de :eUe école était : Natura non facit saltum. Ils appelaient leur système la chaîne des êtres. >

La classification de Cuvier, basée sur l'organisation inlerae au lieu de Taspect extérieur, fut un grand progrès. Il affirma qu'il y avait quatre formes principales, ou quatre plans principaux, sur lesquels les animaux étaient construits; et en conséquence il traça le tableau suivant :

Premier embranchement. - Animaux vetébrés.

€l. I. Mammifères. Cl. HI. Rephles.,

Cl. II. Oiseaux. Cl. IV. Poissons.

Deuxième embranchement. — Animaux mollusques.

Cl. 1. Céphalopodes. Cl. IY. Acéphales.

Cl. II. Ptéropodes. Cl. V. Bracbiopodes.

€l. UI. Gasi éropodes. Cl. VI. Cirkhopodes.

Troisième embranchement. — Animaux articules.

Cl. I. Annélides. Cl. II!. Arachnides.

Cl. II. Crustacés. Cl. IV. Insectes.

Cinquième embranchement. — Animaux rayonnes.

Cl. I. ECHINODEHMES. CL. IV. POLYPES.

Cl. II. Vers intestinaux. Cl: V. Infusoires.

Cl. UI. Acalèphes.

Mais bien que Cuvier se fût affranchi de l'idée d'une proî,T'ession sériaire dans toute l'étendue du règne animal, plusieurs de ses contemporains et de ses successeurs sont »«stés enchaînés à cette vieille erreur. Moins attentifs aux ^yslèmes différemment coordonnés d'attributs présentés par les divers sous-règnes, et dominés par la croyance en un ^veloppement progressif, à laquelle on imposait à tort pourcimséquence la possibilité d'arranger les animaux en ^enes rectilignes; ils s'obstinaient à forcer les formes orga- '^quesà prendre place dans un ordr(3 qui n'était pas na-

turel. La cl«issificalion suivante de Lamarck en est un exeoiple.

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