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LES FORMES DES CELLULES ANIMALES

de le sig:iialer parce que ce que nous voyons se produire ici comme conséquence évidente d'aclions mécaniques, est dans d'autres cas une conséquence d'aclions d'un genre composite et d'une distribution compliquée. De même que l'inégalité et l'égalité des dimensions des cellules agrégées se trouvent causées par l'égalité et l'inégalité de la pression qu'elles exercent les unes sur les autres en diiTérents sens ; de même, mais d'une manière moins évidente, l'égalité et l'inégalité des dimensions des autres cellules agrégées sont l'effet de l'égalité et de l'inégalité des forces osmotiques, chimiques, thermiques et autres, sans compter les mécaniques, auxquelles leurs diverses positions les soumettent.

g 26 1 . Nous le verrons hientôt en observant la structure ordinaire des membranes limitantes externe et interne. Dans la figure 295, on voil la section d'une papille de la gencive, telle que nous la montre un fort grossissement.

Les cellules dont elle se compose prennent naissance dans la partie la plus profonde; et d'abord elles sont à peu

prés sphériques. En se développant, elles sont poussées en dehors par les nouvelles qui les supplantent peu à peu, et leur forme change graduellement. A mesure qu'elles croissent et s'avancent pour remplacer les cellules superficielles, quand celles-ci se desquamment, elles se trouvent soumises à des forces qui ne sont pas dans le sens de la surface ce qu'elles sont dans les directions latérales; et les dimensions des cellules prennent graduellement des diffférences correspondantes.

Il y a un autre genre de membrane limitante, appelée

246 DÉYELOPPEMEliT MORPHOLOGIOtTE.

épithélium cylindrique (fig 296). Bien que le mode de son développement soit de nature à rendre la forme de ses cellules tout à fait différente de celles de répichélium pavi-

menteux (c'est le nom qu'on donne quelquefois à Tespëce décrite plus haut), ses cellules obéis* sent au même principe.

En efiîet, la principale différence que chacune d'elles présente est celle qui sépare sa dimension dans le sens perpendiculaire à la surface de la membrane, de ses dimensions dans le sens parallèle à la même suriaee.

Nous n'avons pas besoin de pousser plus avant l'examen des preuves fournies par l'histologie; il n'est même pas probable que cet examen nous donnât des résultats précis. Dans les faits qui précèdent nous avons signalé les différences qui séparent les forces incidentes, nous avons donc des chances de trouver, et nous en IrouvoYis, des relations entre ces forces et les différences de forme ; seulement les cellules qui composent les masses de tissus sont chacune soumises à des forces indéterminées; par suite il est impossible d'expliquer leurs formes. Il suffît que les faits, aussi loin qu'on peut les suivre, soient d'accord avec l'hypothèse.

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