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RÉDUCTIONS

Les phénomènes de réduction sont l'attribut du règne végétal. Les éléments minéraux, contenus dans Fairct dans le sol, ^ Tétat d'eau, d'acide carbonique, d'ammoniaque, sont décomposé3 et assimilés. Ils deviennent alors produits organiques et entrent dans la œmposition de corps d'une formule plus ou moins compliquée.

La réduction de l'acide carbonique a lieu dans les feuilles, phénomène commun à toutes les plantes, soit qu'elles aient la vie aérienne, soit qu'elles végètent sous les eaux. Cette réduction s'opère par l'influence de la lumière solaire et forme la respiration des plantes. Les feuilles exposées au soleil décomposent l'acide carbonique de J'air, fixent le carbone et dégagent l'oxygène; celles des plantes submergées agissent d'une manière semblable sur l'acide carbonique dissous dans l'eau.

Cette action réductrice a seulement lieu pendant le jour par l'influence de la lumière directe, surtout par celle des rayons jaunes et verts. Elle s'accomplit aussi à la lumière diffuse, mais avec moins d'énergie, et s'arrçte complètement dans l'obscurité. Bien plus, durant la nuit, les plantes ont une action complètement inverse ; elles exhalent de l'acide carbonique et absorbent de l'oxygène ; elles oxydent une partie de leur propre substance. Mais entre ces phénomènes de réduction et d'oxydation, la balance n'est pas égale. La

quantité d'oxygène dégagée pendant le jour est beaucoup plus considérable que la proportion d'acide carbonique éliminée pendant la nuit.

La présence de Tacide carbonique dans l'atmosphère ambiante est nécessaire à la vie et au développement des plantes. Elles périssent s'il vient à manquer, même lorsqu'elles sont plongées dans un air riche en oxygène ou même dans l'oxygène pur.

L'observation directe démontre que les feuilles absorbent le carbone contenu dans l'air. Une plante peut croître dans l'eau, pourvu que ses feuilles plongent dans une atmosphère contenant de T acide carbonique.

Une partie du carbone fixé par les végétaux pénètre aussi par les racines, à Fétat d'acide carbonique en dissolution dans l'eau. Il subit les mêmes métamorphoses que celui qui vient de l'atmosplière.

La quantité de carbone fixé par la réduction de l'acide carbonique ne suffit pas pour expliquer l'augmentation de poids d'une plante qui se développe. L'eau entre aussi en réaction : elle se fixe en partie sans se modifier, en partie en subissant des décompositions diverses d'où résulte une production d'hydrogène qui se combine aussitôt en proportion variée avec le carbone et les autres éléments destinés à entrer dans le tissu du végétal, tandis que l'excès d'oxygène se dégage.

Comment s'opèrent ces réductions? Y a-t-il création immédiate d'éléments complexes, ou la matière forme-t-elle d'abord des composés simples qui arri-

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vent par une série de transformations k l'état de corps d'une composition plus élevée? On est obligé de re* courir à Thypothèse pour résoudre cette question. Il est probable cependant que les réductions sont progressives, qu'elles ont lieu comme celles que les chimistes exécutent dans le laboratoire, qu'elles passent par une' série d'intermédiaires plus simples avant d'arriver à produire des substances d'une composition compliquée.

L'analyse permet, en effet* de reconnaître dans le tissu des organes la présence simultanée ou successive de ces diverses substances.

L'azote se fixe dans les organes des végétaux par la réduction de l'ammoniaque et de l'acide azotique. Ces matières se dissolvent dans l'eau, pénètrent parles racines et arrivent dans le tissu végétal ; elles subissent alors des modifications diverses desquelles résulte la formation des corps azotés. D'après quelques théories, l'azote libre peut être absorbé directement par les plantes sans passer par l'état de combinaison.

Le soufre provient des sulfures, qui résultent euxmêmes de la réduction des sulfates répandus dans le sol. Ils suivent également la sève dans son trajet ascendant.

OXYDATIONS

Les phénomènes d'oxydation se rencontrent chez

tous les êtres organisés. Les plantes abandonnées dans

Tobscurité dégagent de l'acide carbonique. Peut-être

iO CHIMIE BIOLOGIQUE.

cependant n'y a-t-il pas là oxydation proprement dite, mais seulement — par un simple effet d'endosmose — élimination de Tacide carbonique absorbé sous rinfluence de la lumière et non encore décomposé. Les oxydations sont beaucoup plus marquées dans les végétaux pendant la floraison, le développement de la graine et la germination. Elles sont surtout un des attributs des phénomènes de nutrition dans le règne animal.

Les animaux herbivores emploient comme aliments les matières préparées par les plantes. Ces substances deviennent solublcs pendant l'acte de la digestion, et sont brûlées plus tard sous l'influence dé Toxygène introduit par la' respiration dans le système circulatoire.

Les carnivores oxydent également les matières créées darris le règne végétal, mais modifiées une première fois dans les organes des herbivores et rendues plus assimilables. Ils les transforment en éléments plus simples par de nouvelles oxydations. Ces changements moléculaires s'accompagnent d'un dégagement de chaleur qui donne aux animaux leur température propre.

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