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C«H*04-CH0« = C5H

L'acide sarcolactique provient de l'union de l'acide formique avec l'éther glycolique C*R*0, homologue de l'aldéhyde. Ces acides, très- analogues par leurs propriétés, se distinguent surtout par les différences qui persistent dans les .corps qui en dérivent.

11 ne suffit pas pour l'identité des corps, qu'ils aient à peu près les mêmes propriétés physiques, la même formule et la même fonction chimique : il faut de plus que, soumis à l'épreuve des méthodes d'hydratation, de réduction et d'oxydation, ils donnent naissance aux mêmes produits.

Les corps métamères peuvent se transformer les uns dans les autres sous l'influence de la chaleur. L'acide sarcolactique chauffé pendant un temps prolongé de 130° à 140« ne donne plus, lorsqu'on le reprend par l'eau, que de l'acide lactique ordinaire.

Le cyanate d'ammoniaque et l'urée sont deux composés isomériques, dérivés tous deux des mêmes générateurs, l'eau et l'acide carbonique. Tous deux peuvent reproduire l'acide carbonique et l'ammoniaque par l'action des acides étendus. Mais tandis que la réaction est presque instantanée avec le cyanate

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d'ammoniaque, il faut une longue cbullition pour amener la décomposition de l'urée . La transformation du cyanate d'ammoniaque en urée proprement dite se produit d'ailleurs par l'action de la plus légère élévation de température.

KénoméHe. — La kénomérie est une variété de la métamérie dont l'idée a été introduite dans la science par M. Bertlielot. Deux composés distincts peuvent perdre, par l'effet de certaines décompositions, des groupes différents d'éléments de fat; on à être ramenés à une composition identique. La même chose peut arriver quand deux com))osés isomériques perdent les mêmes éléments. Ces dérivés demeurent quelquefois distincts par leurs propriétés physiques et chimiques. Quand ils ont été obtenus par substitution ou par addition, ils sont métamères. Quand ils ont été obtenus par élimination, ils sont kénomères.

Les kénomères dérivent donc de générateurs dont la composition est distincte par l'élimination d'éléments différents, ou de générateurs isomères par Té. limination d'éléments identiques.

L'alcool en perdant deux atomes d'hydrogène devient aldéhyde.

CMI6 0 — 11« = CMI*0

Alcool. Aldéhyde.

Leglycol en perdant H'O devient éther glycolique.

Cilieoia — 11*0 = CMI*0 Glycol. éther glycolique.

L'aldéhyde et Téthcr glycolique sont kénomères.

ISOMÈRtE. ré

««r. — D«ins risomério pn»prement dite, les corps possodont ridenlilo do composition, de poids moléculaire, de formule, de densité de vapeur, de système général de réactions. Ils diffèrent par certaines propriétés physiques et chimiques permanentes qui persistent même à travers leurs combinaisons.

Sauf quelques exceptions, les corps isomères ont la même fonction chimique, et se distinguent seulement par une différence dans une quelconque de leurs propriétés, état solide ou liquide, densité, point d'ébullition, coefiicient de dilatation, chaleur spé<Mfique, chaleur latente de fusion ou de va|K)risation, indice de réfraction, sens et valeur du pouvoir rotatoirc, forme cristalline.

Quant aux dérivés des corps isomères, ils peuvent reproduire les corps générateurs sans altérer les différences primitives, soit au contraire en donnant naissance à un corps identique.

I/isomérie complète est très- répandue dans les composés naturels.

La mannitane, la dulcitane, la pinite, la quercite, CWO', qui remplissent le rôle d*alcool héxatomique, sont isomériques. Les sucres se rapportent à deux classes isomériques : la première renferme le sucre de canne, la mélitose, la tréhalose, la mélezitose, la lactose, et répond à la formule C*H1"0*^

La deuxième comprend la glucose, la maltose, la galactose, la sorbine, Teucalyne, Tinosite, et ont pour formule C«H"0\

fia fécule, ramidon, le ligneux, l'inuline, la lichénine, la lunicine, les gommes, les mucilages, la dextrine, C'ff^O*, présentent une relation semblable d'isomérie.

Les matières albuminoïdes offrent également de nombreux isomères.

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