RAPPORT PROPORTIONNEL
ACIDE CARBONIQUB.
URiE.
Jour
Nuit
Total. . . .
On voit également dans ce cas, entre l'oxygène absorbé et l'acide carbonique exhalé, un rapport différent de celui qui existe à l'état de santé.
Recherches exclusives sur la quantité d'adde
carbonique expiré. — D'autres expérimentateurs ont depuis longtemps cherché à doser directement l'acide carbonique de l'air expiré. En 1789, Goodwing et Menzies, inspirant plusieurs fois une quantité déterminée d'air, virent qu'à chaque respiration il y a une nouvelle absorption d'oxygène, et une nouvelle exhalation d'acide carbonique. Davy employa la même
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méthode et crut, à tort, qu'il y avait absorption d*azote dans la respiration. Allen et Pepys ne firent que des expériences sans portée. MM. Andral et Gavarret, en 1847, se plaçant dans des conditions favorables, ar* rivèrent à des résultats remarquables. Pour détermi* ner la quantité absolue d'acide carbonique exhalé durant un temps donné, par les voies respiratoires, ils recueillirent les gaz expirés dans des circonstances telles, que la fonction pulmonaire s'exécutait naturelment suivant le rhythme propre à chaque individu soumis à l'observation. Leur appareil consiste en un masque imperméable fait avec une mince feuille de cuivre, muni à sa partie antérieure et supérieure d'une fenêtre, fermée avec une plaque de verre qui laisse pénétrer la lumière dans sa cavité, assez grande d'ailleurs pour loger une expiration tout entière. Ce masque est appliqué sur la face pour l'encadrer dans son ensemble, et ses bords sont garnis d'un bourrelet de caou^ tchouc, destiné à exercer une douce pression sur les parties vivantes, et à s'opposer à toute perte du gaz expiré. De chaque côté du masque, existe un tube qui laisse pénétrer librement l'air extérieur; de petites sphères de moelle de sureau font l'cfTet de soupapes, et s'opposent à ce que le gaz expiré puisse s'échapper par cette voie. Enfin en face de la bouche se trouve une large ouverture, à travers laquelle les produits de l'expiration peuvent être chassés au dehors; cette ouverture est en communication au moyen d'un tube de caoutchouc avec un système de trois ballons collecteurs de i 40 litres de capacité, dans lesquels le vide a
été préalablement pratiqué. Le sujet respire pendant toute la durée de l'observation au milieu d'un courant d'air continu ; des tentatives nombreuses avaient appris, et c'est là la partie délicate de l'opération, à régler la vitesse du courant à l'aide d'un robinet gradué, de façon que la respiration eût lieu librement, sans gène aucune, sans eiïorts ni pour aspirer ni pour expulser le gaz incessamment appelé et emporté par le tirage des ballons. Toute fuite était impossible et l'absence de rosée sur la plaque de verre prouvait que le tirage était conduit de telle manière que le même gaz n'était soumis qu'une seule fois à l'action de l'organe pulmonaire. MM. Andral et Gavarret recueillaient ainsi 130 litres de gaz environ, et le temps pendant lequel les sujets respiraient, variait de 8 à 15 minutes.
Les produits obtenus étaient en quantité assez considérable pour permettre d'apprécier des différences très-minimes, et l'observation assez prolongée pour qu'on put conclure, du fait observé, à ce qui se passe réellement en une heure. Pour mesurer la quantité absolue d'acide carbonique et d'eau, on mettait les ballons en communication avec un système de ballons expirateurs dans lesquels le gaz se rend lit en passant par une série de tubes en U, remplis de ponce imprégnée d'acide sulfurique qui retient l'eau, et de tubes de Liebig contenant une dissolution de potasse qui fixe l'acide carbonique. Ces tubes furent pesés avant et après l'expérience, la différence des poids donna le poids de l'eau et de l'acide carbonique.
Les expériences furent faites sur 57 hommes de 20 à 100 ans et sur 37 femmes de 10 à 90 ans.
MM. Andral et Gavarrct trouvèrent que la quantité de carbone brûlé et converti en acide carbonique augmente régulièrement avec l'âge, et, chez Thomme, atteint à son maximum vers 50 ans ; entre 16 et 50 ans la consommation moyenne de carbone est, chez l'homme, de 11*',2 par heure, ce qui représente 41 grammes ou 20 litres d'acide carbonique exhalé. Après 50 ans, la quantité d'acide carbonique décroit jusqu'à la fin de la vie. La femme avant la puberté, brûle moins de carbone que le jeune garçon, mais, comme chez lui, la quantité d'acide carbonique produit s'accroît avec l'âge. Au moment de la menstruation, la quantité de carbone brûlé cesse de s'accroître et reste stationnaire jusqu'à ce que, à l'âge de retour, la menstruation se supprime; la quantité d'acide carbonique décroit alors, comme chez l'homme, sous Tinflucnce de la vieillesse.
Consommation moyenne de carbone par heure :
De 10 à 15 ans 1 ^^^^ '® J^""® ^"^-"" "^'^ pubère. 7,8
( Chez la jeune lille non réglcv. . . 6,4
Tk iit « TA i Chez l'homme adulte 11,2
De 16 a 30 ans. { «. , i. . ,, ^ .
\ Chez la lemme reglce 6,4
La quantité d'acide carbonique exhalé augmente pendant la grossesse.