‹ Principes de compétence et de juridiction administratives (volume 2)Chapitre 8 sur 193 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

L'abus ne touche pas au principe. Si le principe est respecté, est maintenu, Fabus disparaîtra (i).

Si depuis vingt ans la législation administrative est restée stationnaire , si les hommes les plus instruits n'osent même pas s'intéresser à la plus faible partie de l'organisation de la justice administrative , c'est que depuis vingt ans le principe fondamental de la séparation des pouvoirs a été constamment méconnu , et que des publicistes du plus haut mérite ont attaqué dans leurs écrits , à la tribune, la légalité, la constitutionnalité de l'ordre administratif. Le pouvoir exécutif, inquiet sur son existence, n'a combattu que pour sa conservation : Pahus , personne ne s'en est préoccupé.

Que le principe de la séparation des pouvoirs soit enfin reconnu comme im de nos principes

(i) M. DE CoRMEKiN va même plus loin : ce Dirai-je qu*il n'y ^ avait pas abus ? non : parce qu'il s'en glbse toujours , même 3) parmi les institutions humaines les mieux ordonnées. Mais les 9 détracteurs de Tancien conseil n'ont vu que le principe du droit )) civil; ils auraient du lever les yeux plus haut; ils auraient » compris que le premier besoin d'un gouvernement ^ quel qu'il » soit , est celui de se conserver , et que les abus mêmes sont » SOUVENT DES NÉcEssixis , SI OU Ics lapporlc au principe poli- }> tique. )) (Ed. de 1818, page 10.)

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