‹ Principes de dressage et d'équitationChapitre 37 sur 92 · LE TACT ÉQUESTRE · texte numérisé non relu

LE TACT ÉQUESTRE

de la mâchoire, de la tête, de l'encolure, des épaules. Comme c'est l'avant-main qui engage d'abord les mouvements voulus par le cheval, on peut dire que la main doit seiitir les idées du chepal^.

Ainsi le cavalier aura le sentiment de l'équilibre complet du cheval et de la libre disposition de ses forces à tout moment.

Je n'en puis dire plus sur ce point. Je renvoie le lecteur à la pratique -.

1. Le travail de haute école apporte naturellement une grande complication dans les effets qu'il s'agit de sentir, à cause de la précision qu'il exige.

L'effet le plus difficile à percevoir est certainement ce qu'on appelle le saut de pie, qui consiste en ce que le cheval, pour se soulager, pose simultanément à terre les deux membres postérieurs. Quand le mouvement est moelleux et que les paturons plient, il y a là une nuance difficile à saisir. Et cependant, si on laisse prendre cette habitude au cheval, toute régularité est perdue.

2. Pour l'image du cheval rassemblé , voir les photogravures au cours de cet ouvrage.

J'attache une grande importance à ces épreuves photographiques, parce qu'elles ne permettent aucune supercherie. Si on veut les regarder avec attention, on verra que, même dans le travail d'école le plus énergique, mon cheval garde l'équilibre droit ou horizontal. Dans l'équilibre d'école, le cheval est le plus souvent trop assis sur ses hanches. La grande impulsion que je cherche toujours maintient mon cheval dans l'équilibre horizontal, quelle que soit la hauteur des actions de l'avantmain.

ija DEUXIÈME PARTIE.

Pas de côté et deux pistes.

J'ai dû traiter du î^assembler, qui est de l'équitation savante, à propos de la mise en main qui 3^ conduit. Je suis de même obligé de parler à la fois du pas de côté et des deux pistes, parce que ces deux airs se tiennent étroitement, bien que le premier soit de l'équitation courante % tandis que le second appartient exclusivement à l'équitation savante.

La première observation à faire, c'est que, dans les pas de côté, — et plus encore dans les deux pistes, puisqu'on va plus vite, — le cavalier doit franchement porter son assiette du côté où le cheval marche. Cela est d'autant plus nécessaire à dire, que le cheval, par son mouvement de côté, déplace naturellement le cavaher du côté opposé à celui où il va. C'est pourquoi, quand le mouvement de côté devient rapide, le cavalier peut être très facilement désarçonné du côté opposé au mouvement.

Le cavalier devra donc s'appuyer à gauche sur la selle et sur l'étrier dans les pas de côté de droite à gauche. Cette position, qui lie le cavalier au cheval, en

I. On comprend l'utilité de ce mouvement pour pouvoir se ranger, à toutes les allures, au dehors.

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