‹ Principes de dressage et d'équitationChapitre 59 sur 92 · Voyez la progression à l'article Saut · texte numérisé non relu

Voyez la progression à l'article Saut

2j6 DEUXIÈME PARTIE.

démontre, que le travail, dans les conditions que j'ai indiquées, le développera, le fortifiera.

Actuellement, en prenant le cheval d'armes à cinq ans, on met un an pour le dresser, et les hommes compétents sont les premiers à reconnaître que ce dressage est bien imparfait. C'est qu'on commence par mettre les chevaux en mouvement, tels qu'ils sont, avant de leur avoir donné l'équilibre, d'oii résulterait l'impulsion dans toute sa correction et dans toute son utilité. C'était la faute que Baucher reprochait avec raison à l'ancienne équitation, qui éreintait les chevaux par le mouvement, tel quel. On cherchait à arriver à l'équilibre, vaille que vaille, en poussant les chevaux dans le mouvement tel qu'ils le donnaient d'euxmêmes. La révolution faite par Baucher a précisément consisté à assurer d'abord l'équilibre, pour y chercher les conditions d'un mouvement correct et utile. La faute du grand écuyer a seulement été de vouloir perfectionner, raffiner cet équilibre, en le rendant instable, avant de demander le mouvement en avant. Quand je me sépare de lui sur ce point en disant que je travaille mes chevaux dans VimpulsiGn, je n'en ai pas moins commencé comme lui par équilibrer mon cheval avant de le mettre en mouvementé Ce qui me différencie, c'est qu'au lieu de solliciter les actions du cheval dans un équilibre i^enfermé, c'est-à-dire voisin de l'immobilité et de l'acculement, je cherche,

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