‹ Principes de dressage et d'équitationChapitre 62 sur 92 · RECULER SANS RENES · texte numérisé non relu

RECULER SANS RENES

ravant-main qui tourne et les jambes de derrière qui se croisent.

La première est d'une très grande simplicité; la seconde est d'une exécution très difficile.

Reculer sans rênes.

Ce mouvement n'est pas très difficile à enseigner; mais il n'est pas sans inconvénients pour le cheval ni sans danger pour le cavalier, en ce sens que, les jambes et les éperons agissant seuls pour porter le cheval en arrière, il peut en résulter l'acculement et la cabrade.

Je ne conseille pas aux écuyers jeunes et inexpérimentés de tenter cet exercice avant d'avoir dressé plusieurs chevaux. Ce n'est guère qu'à ce moment qu'ils pourront juger sainement de son opportunité.

On pourra, sans inconvénient, le demander aux chevaux impétueux et toujours prêts à se porter en avant. Ce serait au contraire une erreur de chercher à l'apprendre à un cheval mou ou froid, qu'une action vigoureuse des jambes peut seule déterminer à se porter sur la main.

En tout cas, on ne doit l'enseigner à aucun cheval avant d'être certain qu'il n'en abusera pas pour reculer

a8o TROISIEME PARTIE.

malgré le cavalier et comme moyen de défense; en un mot, devenir rétif.

Je ne commence donc cet exercice que lorsque le cheval m'est tout à fait soumis et, notamment, lorsque je suis sûr de pouvoir le porter en avant, quelles que soient les circonstances.

Pour l'obtenir, je commence par employer les mêmes procédés que ceux indiqués au chapitre : Reculer. C'est-à-dire que j'emploie les jambes et la main; puis, par degrés, je diminue la main, et enfin j'abandonne l'action des rênes en indiquant au cheval au moyen des jambes, — et c'est là la difficulté, — que l'arrière-main doit entamer le mouvement. Il faut en quelque sorte que le cheval soit tiré en arrière par les cuisses et l'assiette, et qu'il reçoive une impulsion d'ayant en arrière.

Au début, je rencontre une hésitation d'autant plus grande que, jusqu'ici, j'ai habitué le cheval à toujours se porter en avant à la moindre pression des jambes. Il faut donc conserver tout son calme et ne pas trop insister, car c'est surtout quand il ne comprend pas que le cheval s'irrite le plus. On devra se contenter de deux ou trois pas en arrière, et, aussitôt, en faire faire le même nombre en avant, en relâchant des cuisses et en attaquant du talon ou de l'éperon. Évitez surtout de laisser le cheval reculer plus vite que vous ne le désirez.

En résumé, au début, j'approche les jambes et je tiens mes rênes assez tendues pour amener le reculer.

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