‹ Principes de dressage et d'équitationChapitre 63 sur 92 · BALANCER DE L'A V A N T-M A 1 N · texte numérisé non relu

BALANCER DE L'A V A N T-M A 1 N

Le mouvement rétrograde obtenu, je m'empresse de caresser, et Je recommence en augmentant chaque fois la pression des jambes et en diminuant la tension des rênes. Enfin, quand peu à peu le cheval a bien compris, je les abandonne complètement.

Balancer de l'avant-main.

Dans le balancer de l'avant-main, le cheval lève successivement les jambes de devant sans les tendre et berce, pour ainsi dire, son avant-train de l'une à l'autre jambe, en les écartant le plus possible au moment où elles touchent terre.

Ayant à ma disposition les tensions des jambes précédemment apprises, il m'est facile d'en tirer le balancer de l'avant-main. Pour cela, il faut ne pas trop élever la tête et l'encolure, et ne demander que des tensions peu vigoureuses de jambes afin de n'avoir que des demi-tensions. On les obtient de la façon suivante : le cheval étant arrêté, je lui fais lever la jambe droite comme pour la tendre; mais au moment où elle se lève, et avant qu'elle soit complètement tendue, je porte mes poignets à droite. Tout le poids de l'avant-main qui pesait sur la jambe gauche se trouve par suite subitement porté à droite, et le cheval re-

tombe naturellement de ce côté en éloignant la jambe droite de la jambe gauche.

Ce premier pas obtenu, je demande le second à la jambe gauche, en employant les mêmes procédés. J'ai alors un temps de chaque jambe séparément, et il me reste à les lier en rapprochant les temps et en les cadençant. Une augmentation plus énergique des mains augmentera naturellement l'écart des jambes.

L'action des jambes du cavalier est la même que pour les tensions de jambes, mais elle doit être simultanée des deux côtés, de manière à empêcher le balancement de la croupe.

Au bout de peu de temps, on obtient le balancement de l'avant-main de droite à gauche, et réciproquement.

Ce n'est que lorsque ce balancement est bien régulier que l'on doit exiger un plus grand écartement des jambes. Plus l'écart est grand, plus le balancement est lent, moelleux et agréable à l'oeil. On arrive facilement à un mètre d'écart, quelquefois à un mètre et demi.

Le balancer de l'avant-main se fait sur place, et il peut aussi se faire en avançant. Dans ce cas, il est' plus gracieux et il a en outre l'avantage de ne jamais déterminer l'acculement. Mais il est beaucoup plus difficile, car aux actions que nous venons de décrire il faut ajouter l'impulsion en avant.

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