‹ Principes de dressage et d'équitationChapitre 72 sur 92 · I. Voiries photogravures · texte numérisé non relu

I. Voiries photogravures

Planche XXVII, fig. i. Germinal au passage. Diagonale droite en l'air.

Planche XXVII, fig. 2. Markir au passage. Diagonale gauche en l'air. Dans les deux planches, on remarquera l'e'lévation des membres, avec la prédominance des jambes de devant en hauteur. L'éperon seul permet d'arriver à ce résultat. Chez les chevaux dressés à la cravache, c'est le contraire qui a lieu, la cravache sur la croupe produisant fatalement l'élévation de l'arriére-main.

Dans la figure 2, le paturon, fléchi au point de toucher terre, prépare la détente énergique qui donnera la hauteur; tandis que , dans la figure i, c'est le mouvement en avant qui est le plus accentué.

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nir de lui; mais, en supposant qu'on l'obtienne, il est disgracieux à l'œil, car le bas des jambes traîne presque à terre, ce qui donne au cheval un air de raideur.

Il est extrêmement difficile d'expliquer comment on obtient le passage naturel. C'est, d'abord, en rassemblant le cheval, puisqu'il n'y a pas de passage possible si le cheval n'est rassemblé. Mais le rassembler ne suffit pas, car, si bien rassemblé que soit le cheval, il nous reste maintenant à le idÀTt passager.

La mise en main et le rassembler étant parfaits, il faut employer l'éperon pour obtenir l'élévation des membres qui donnent le passage.

Mon cheval mis au pas, bien équilibré, je Texcite à prendre le trot en le poussant fortement des jambes, en même temps que je le retiens de la main, pour l'empêcher de s'étendre. Le cheval, ne pouvant étendre les jambes, les élève et gagne ainsi en hauteur ce qu'il perd en longueur. En même temps, l'éperon aidant, il arrive à faire, pour ainsi dire, de petits sauts d'une diagonale à l'autre. Voilà le commencement du passage. Mais la cadence n'est pas encore correcte, car le cheval s'irrite toujours au début, ne sachant pas ce qu'on lui demande. Gardez-vous d'insister trop longtemps, pendant les premiers jours, si vous voulez éviter des défenses.

Le cheval, inquiet de se voir attaquer et ne comprenant pas le motif de ces attaques, puisque le travail est nouveau pour lui, finit quelquefois, dans la crainte

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des éperons, — qui sont toujours près, — par tomber dans une sorte de désespoir ^

Si vous insistiez dans ce moment, vous auriez tort, et, du reste, vous ne sortiriez probablement pas vainqueur de la lutte. Car le cheval le plus doux, pris d'affolement, trouve une force extraordinaire et se livre à des défenses d'une violence incroyable.

Il faut donc toujours rester très calme et, au moindre signe de cadence, c'est-à-dire au premier, ou, au plus tard, au second temps, cesser l'action de vos aides, caresser le cheval, lui donner le temps de se calmer et ensuite recommencer.

L'écuyerqui a une grande finesse de tact arrête au premier temps et caresse. Mais, moins il a le tact développé, moins il est apte à reconnaître si le temps est cadencé. Dans ce cas, il continue, tâchant toujours de saisir lacadence et n'aboutissant qu'à énerver son cheval.

C'est ce qui explique qu'un écuyer habile et très fin obtient tout de son cheval sans le rendre vicieux ni lui donner aucune tare. Pouvant en effet saisir le moindre signe d'obéissance, il cesse aussitôt le travail pour faire comprendre au cheval, par des caresses, qu'il a bien fait. L'extrême rapidité avec laquelle il perçoit les plus petites nuances lui évite de surmener

I. Il arrive généralement un jour, ou même une période de quelques jours, au cours du dressage, où le cheval énervé prend une grande résolution et joue son va-tout. Il se jette alors dans les défenses les plus désordonnées. Quand l'écuyer, à force de tact et d'énergie, a vaincu ces dernières résistances, le cheval est soumis : il n'est pas encore dressé.

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le cheval, de le rebuter, et de le réduire à des luttes dans lesquelles ils s'usent tous les deux.

Au contraire, l'écuyer malhabile à saisir les nuances, celui qui ne sent pas bien la cadence dès qu'elle se produit, continue à faire agir l'éperon pour obtenir plusieurs temps cadencés et être bien sûr qu'il ne se trompe pas. Cela est déjà un châtiment pour le cheval, mais le pis est que, ne sachant même pas pourquoi il est châtié, il se défend, tandis que l'écuyer continue ses attaques. Il en résulte que, lorsqu'on lui redemandera du passage, le cheval, croyant que c'est la souffrance qui va recommencer, se défendra de nouveau et s'affolera à l'approche des jambes, par cette seule raison qu'il aura été corrigé sans avoir pu comprendre pourquoi.

L'important est donc de saisir les moindres signes de bonne volonté, et aussi de savoir se contenter de peu. Quand le cheval ne craint pas l'approche des jambes, si vous n'êtes pas trop exigeant, il arrivera toujours un moment où il se cadencera avec une grande facilité et même avec plaisir. Vous pourrez alors demander davantage, car, le cheval ayant compris, vous n'aurez plus à craindre de surexciter son système nerveux.

Tout le travail des deux pistes peut se faire au passage, mais il est difficile de l'exécuter correctement *.

Il y a un autre passage, dit artificiel, qui n'est

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