‹ Principes de géographie humaineChapitre 25 sur 129 · VII. ^ CONCLUSION · texte numérisé non relu

VII. ^ CONCLUSION

En réalité» cette limite asiatique des grandes agglomérations humaines est celle d'une forme de civilisation. Le Chinois comme le Japonais ont poussé le plus loin qu'il leur était possible avec leurs procédés traditionnels» la culture minutieuse dont ils avaient contracté l'habitude. Chez toutes les sociétés agricoles qui ont essaimé dans la zone terrestre que nous venons de considérer» des confins de la Libye à ceux de la Mandchourie» c'est le maniement de l'eau fournie par les pluies et les fleuves» la pratique de l'irrigation de plus en plus étendue» qui ont été les grands facteurs de développement numérique. Restreint dans les oasis» limité à une frange bordière le long des montagnes de l'Asie centrale» ce mode de culture a trouvé dans les plaines du Gange et de la Chine des domaines à souhait pour s'épanouir. Ainsi de puissants foyers d'appel se sont formés pour les hommes. Lear rayonnement s'est étendu sur toute la périphérie insulaire de l'Asie orientale.

Le cadre spécial dans lequel ont grandi ces sociétés est géographiquement diffèrent de celui qui délimite les populeuses sociétés d'Europe. La pénétration réciproque que favorisent les communications modernes pourra à la longue atténuer ces différences ; il est probable n^fimnina qa*eUes subsisteront dans les traits principaux de la démographie. Des agglomérations principalement fondées sur l'industrie

Page 1