PBOGBÊS ET AVENIR DE LA GÉOLOGIE, ETC
Remarquons que la science géologique, en adoptant le principe de l'évolution qui est celui du progrès et du mouvement, ne fait que suivre l'exemple donné dans toutes les sciences par toutes les recherches modernes, qui est la recherche de Tunité et de la simplification, recherche qu'elle poursuit à travers la multitude des documents épars et l'ensemble des travaux particuliers, cherchant ainsi à aborder avec de nouvelles armes le problème toujours renaissant de l'origine et de la fin des choses, que les méthodes subjectives n'ont jamais pu faire avancer d'un pas. 11 semble même en observant avec quelle ardeur et quelle suite l'homme recherche l'unité et la raison des causes, la simplicité et le naturel des effets, que ces qualités soient des fonctions naturelles, obligées, de son être. La science poursuit deux grandes unités, l'unité de la matière que les rapports des équivalents chimiques font pressentir, et l'unité de la force que la découverte de l'équivalent mécanique de la chaleur semble avoir mis hors de doute (1). Gomme dernière face du problème, en supposant démontré que la vie elle-même n'est qu'un mode de mouvement, dont la pensée n'est que le terme le plus élevé qui nous soit connu, on peut prouver, car la matière ne nous est point connue par elle-même, mais seulement par ses mouvements physiques, que le mouvement est la dernière limite de notre entendement, et que l'évolution est le principe dernier qui nous soit connu.
(1) Secchi, De Vunité des forces physiques, Paris, 2* ôdit ,