EAU. CHAUDE
L'eau chaude peut aussi être employée , dans quelques circonstances, pour conduire la chaleur, mais jamais avec plus d’avantage que la vapeur,
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mie pente douce à une citerne où la vapeur était condensée. L’eau nécessaire à l’entretien de la chaudière était suppléée au moyen d’un robinet. ( Répert. des Arts , t. I , p. 3oo et suiv., anciennes séries. ) Cette méthode diffère à peine du projet du col. Cook, connu 46 ans plus tôt. En 1793, un privilège fut accordé a Joseph Green ; le moyen d’application était différent. Ce moyen a été adopté avec de très legei s changemens de forme par un grand nombre de nouveaux auteurs de projets. Sa méthode consistait à faire passer del air frais dans un serpentin ou tuyau plongé dans lean chaude ou dans la vapeur, ce qui conservait la pu- * reté de l’air. Quand la chaleur doit "être cond uite à une grande distance, j’enferme, dit-il, les tuyaux par lesquels 1 air chaud doit passer dans de grands tuyaux où la vapeur s’élève de la chaudière. (Rép. des Arts , v. I, p. 21 , anc. séries. ) L’idée du col. Cook fut négligée, sans doute parce qu il promettait trop. Ce serait inutilement qu’on essaierait de chauffer une longue suite d’appartemens en ménageant pour cela la chaleur d’un feu de cuisine ; une aussi petite quantité est tout-à-fait incapable de produire un pareil, effet; mais présenté de nouveau avec moins Prétention, le moyen qu’offre la vapeur pour distri-huer la chaleur, a été trouvé à la fois convenable et économique.
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même dans ces cas particuliers (j). Dans tout appareil à Feau chaude, c’est toujours ia vapeur qui distribue la chaleur ; car il est impossible d’employer une force de chaleur assez grande pour obliger Feau à circuler dans des tuyaux par un changement de densité, sans la convertir en vapeur, comme il est aisé de le démontrer par les
principes de l’hydraulique.
Mais si l’on combine les deux moyens, il en résultera un meilleur système pour distribuer ia chaleur, que si l’on n’employait que la vapeur seule. La réunion de ces deux modes a été pro posée par M. Knight (2), mais il paraît qu’elle avait été déjà mise en pratique.
8. L’air peut servir comme moyen de distribuer la chaleur, quand ia surface qui la lui fournit , se trouve de toutes parts à une telle distance du foyer de combustion , qu’elle ne puisse être portée audessus d’une température limitée.
C’est sur ce principe que M. Strutt a fait con-
(1) M. Weston a proposé de chauffer les couches et les poêles à ananas avec de Feau chamle ( Bip. des Arts , v. XIII, p. 238 et 214, anc. sér.); et M. Bosc cite un essai fait au jardin du Muséum, pour chauffer une serre par ce procédé. ( Encyc. méth. , art. Serre. )
(2) Transactions de la Société d’ Agriculture de Londres, vol. 11 , p. 324*