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îles plantes d’agrément et celles où ils font mûrir des fruits, mais ils ont aussi substitué l’emploi de cet agent à celui du fumier et du tan; et cette substitution a été trouvée très avantageuse , ce qui peut facilement se concevoir, la chaleur de la vapeur pouvant toujours se régler suivant la volonté de celui qui l’emploie, tandis que celle des fumiers et du tan dépend de circonstances auxquelles l’homme ne commande point, et dont il ne peut que modifier l’effet. *
Peut-être s’ écoulera- t-il beaucoup de temps encore avant l’adoption en France de cette méthode nouvelle, mais déjà commune de l’autre côté de la Manche. Ici les particuliers sont plus retenus qu’en Angleterre , paria crainte des dépenses qu’entraînent tous les essais de perfectionnement ; parce que nous sommes moins en état de faire les avances nécessaires , et moins assurés , quand nous travaillons pour le profit, de retirer le prix des peines que nous avons prises. Mais le gouvernement n’est pas retenu par ces considérations. C’est à lui qu’il appartiendrait de naturaliser ces méthodes d’une utilité qu’il est impossible de contester. ' Un premier essai de chauffage et de ventilation pourrait être fait dans un hôpital , et nous ne doutons pas que le succès qu’on obtiendrait n’engageât bientôt à se servir du même moyen pour tous les autres. La Bibliothèque du Roi, ce dépôt si riche et si précieux, n’a jamais été chauffée , dans la trop juste crainte delà voir détruire par un incendie. Avec la vapeur, on pourrait la chauffer en tout ou partiellement avec la plus entière sûreté; et alors, ceux qui ont besoin d’y faire des recherches, pourraient s’y livrer en hiver , sans être exposés au froid rigoureux qu’on y doit éprouver quelquefois.
PRÉFACE DU TRADUCTEUR
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Si cet ouvrage, qui dorme les moyens de calculer les dépenses et de diriger l’exécution des améliorations de la nature de celles que nous nous bornons à indiquer, peut contribuer à bâter le moment où elles seront entreprises , nous aurons rempli le principal objet que nous nous sommes proposé , celui de faire un travail utile.
Aux Tables qui terminent l’ouvrage, on en a ajouté une (Table À) où l’on donne la comparaison des poids et des mesures d’Angleterre avec les anciens et les nouveaux poids et mesures de France. Ella sera très commode pour calculer , d’après nos mesures , les dimensions des appareils qu’on voudrait établir sur les principes de cet ouvrage.
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PRÉFACE DE L’AUTEUR
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Dans le plan cl’un cours d’études tracé pour mon propre usage, les principes pour tirer parti de la chaleur entraient comme objet d’une grande importance. Des circonstances particulières m’ayant mis dans la nécessi té d’étendre plus loin des recherches qui d’abord ne devaient embrasser que les connaissances indispensables à un ingénieur, je trouvai , sur cette partie de la science , si peu de données propres à servir dans la pratique , que je me vis dans la nécessité de rassembler et de mettre en ordre les matériaux d’un nouvel aperçu sur ce sujet.
Ce que j’ai rassemblé a été peu à peu corrigé et augmenté, et c’est ce travail qui forme la base de cet ouvrage, du moins en tout ce qui s’y trouvait applicable. Mais , comme il est peu d’objets de pratique d’un intérêt plus grand et plus universel, j’ai pensé qu’il serait convenable de supprimer, autant que possible, les formules techniques j et lorsqu’il nra paru difficile de le faire sans sacrifier les idées de généralité, ou sans renoncer à appuyer les règles sur le raisonnement dont elles sont la consé-
X PRÉFACE DE l’auteur.
quence, je les ai renvoyées dans des notes ou le lecteur pourra les consulter, si cela lui convient.
En traitant un sujet sur lequel il existe beaucoup de
préjuges, il ét^it nécessaire de faire connaître de la manieie la plus détaillée les principes et les observations sur lesquels mes idees sont fondées et qui dirigent ma pra¬
tique. J’ai dû aussi exposer librement les opinions des autres, et je crois l’avoir fait avec impartialité.
Cet ouvrage est divisé en douze chapitres.
Le premier chapitre traite des avantages et des désavantages des differentes méthodes de distribuer la chaleur.
Ces méthodes, en n’y comprenant pas celles qui vicient la qualité de l’air, se réduisent h quatre, savoir: i°. Le chauffage à feu découvert; a0, celui à la vapeur; 3°. celui au moyen de la fumée de certains poêles; 4°. enfin, celui pour lequel on emploie l’eau chauffée dans un appareil à surface d’une température limitée.
Le second chapitre a pour objet le combustible et ses effets dans la production de la chaleur. On y examine les qualités des diverses espèces de houille, leur composition, et la manière de tirer le meilleur Jiarti de chaque sorte d’apres la connaissance de ses parties constituantes. Les autres combustibles tels que le bois, la tourbe, les charbons de bois et de bouille, sont également examinés, et les résultats sont tirés des expériences les plus exactes. On indique,